Publié le 31 Octobre 2013

Déjà une semaine qu'on ne s'est vu! C'est dommage qu'il y a cette distance kilométrique! Cependant si tu le veux bien, il y a les réseaux sociaux comme Facebook?!

Cela fait 2 semaines que le blog de mon association est créé. Que je nourris! Je t'invite à le visiter:

http://laboutiquedecannelle.over-blog.com/

Si le blog t'a interpellé, pourquoi ne pas en parler autour de toi, à Paris! Surtout si tu as des amis (es) écrivains et créateurs? Le Tous Capables! Le Tous Créateurs, peuvent les intéresser? Ils y découvriront ce qui se passe en zone rurale. A Villemur sur Tarn. Tisser des liens sociaux entre gens qui partagent les mêmes centres d'intérêts rompt l'isolement! Travaille autour de la reconnaissance.

Parler de notre travail et des enjeux en zone rurale est important. Ce blog est un journal, un écho. Informe. Fait voyager!

Pour pari est de s'imposer, participer à la vie locale et offrir aux autres son temps, son énergie, ses compétences. Je souhaitais en animant des ateliers d'écriture partager mon goût pour l'écriture, ... . Offrir des prestations socioculturelles, ... http://laboutiquedecannelle.over-blog.com/

S'écrire sur le "mur" est loin d'être intimiste... Alors je n'écrirai que ceux-ci: Bonne Chance... et ... Reprendre entre nous la conversation où nous l'avions laissé.... ça serait bien. <...> Bisous!

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #L'ECHO 31340

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Publié le 31 Octobre 2013

Groupe Français d'Education Nouvelle

Depuis sa création, le GFEN n'a pas cessé d'évoluer tout en restant fidèle à son principe fondamental : la lutte contre les exclusions et leur acceptation fataliste, une recherche permanente de pratiques éducatives visant l'émancipation intellectuelle et la réussite de tous.

Mouvement de recherche et de formation reconnu, il coopère depuis de nombreuses années avec le Ministère de l'éducation nationale dans le cadre de la formation initiale et continue.

Il a développé des partenariats avec d'autres ministères (Justice, Culture, Agriculture...), avec des préfectures et des collectivités locales (municipalités, conseils généraux et régionaux). Il est sollicité par d'autres associations ou syndicats pour la formation de formateurs, la valorisation des potentiels de formation, l'appui à la réflexion et à la prise de décision.

Le GFEN met à disposition ses structures, outils et problématiques qui visent à :

  • interroger les catégories de perception (des élèves, du savoir, de l'apprentissage)
  • dévoiler des capacités insoupçonnées
  • permettre des transferts opératoires
  • promouvoir et accompagner le travail d'équipe
  • favoriser l'émergence d'innovations transformatrices

Il intervient dans tous les champs de l'éducation et de la culture (établissements scolaires, centres de loisirs, centres sociaux, municipalités, espaces culturels : médiathèques, théâtre, ...), avec des formes d'actions variées : universités d'été, soirées, week-ends de travail, stages, rencontres, colloques qui accueillent un public varié, séminaires, débats, publications.

Ses actions témoignent d'une demande fréquente de pratiques motivantes et dynamisantes, quel que soit le public, en rupture avec celles qui figent, enferment dans la passivité et la soumission, creusant le lit d'une disqualification scolaire ségrégative.

  • Proposer des situations défis propres à restaurer l'estime de soi, à réhabiliter la valeur émancipatrice des savoirs et des processus permettant leur (ré)appropriation.
  • Susciter la réflexion sur ce qui est mis en jeu dans tout apprentissage, sur les résistances et les facteurs de dépassement, sur le rôle que joue la coopération avec les autres.
  • Favoriser une mise à distance des préjugés qui minent la relation éducative. "Mis en situation", chacun est plus à même de connaître ce que peut vivre celui qui est confronté à un nouvel apprentissage, prend conscience de la part subjective inhérente à la relation éducative.
  • Susciter le débat d'idées, permettre le dépassement du conflit pour qu'il y ait à à travers la construction de savoirs - apprentissage de la négociation, de la citoyenneté, de la démocratie, actualisation du lien social.
  • Offrir aux adultes en formation, aux équipes que nous accompagnons dans des projets, de véritables situations d'exploration afin qu'ils développent, pour eux et dans leur pratique, l'esprit de recherche et de questionnement, pour qu'ils fassent l'expérience de l'intelligence créative.

Notre expérience avec des "publics difficiles", que ce soit à propos de violence, de démotivation ou d'exclusion, atteste de la potentialité transformatrice des démarches que nous proposons, démarches dite d'auto-socio-construction qui permettent la (re)mobilisation, la reconquête de l'estime de soi et l'émergence de solidarités dans les apprentissages. Cela donne des moyens pratiques d'agir face à ce qui n'est plus perçu alors comme une fatalité.

Notre pratique des ateliers d'écriture montre comment des inhibitions peuvent être levées, comment le plaisir d'écrire et la (re) découverte de la langue peuvent être mis en jeu, stimulés par l'échange et l'écriture collective, au profit d'une véritable construction de soi.

Notre expérience en matière d'entraide et de mutualisation des savoirs, mise en œuvre sur différents terrains, nous permet d'accompagner efficacement des équipes dans leurs projets.

Les actions de formation allient théorie et pratique, dans une articulation réfléchie. Préalablement à leur élaboration, elles font l'objet d'une analyse des besoins et d'une négociation afin de répondre au plus près aux attentes des demandeurs. Elles s'achèvent par un temps de réflexion commune qui permet de dresser un bilan partagé de ses effets.

Notre champ d'intervention est celui de l'éducation et de la formation. Nous nous adressons à tous les partenaires éducatifs mais aussi aux acteurs sociaux qui ont le souci de la transformation des mentalités et des pratiques aussi bien dans l'ordre du pédagogique, de l'éducatif que du culturel, depuis l'accompagnement de projets jusqu'à l'éducation à l'environnement, la citoyenneté, l'engagement et la démocratie, en passant par la réflexion sur l'Ecole. Il s'agit pour chacun de (re) prendre confiance pour pouvoir jouer son rôle et prendre toute sa place.

Nous souhaitons nous associer à la mise en place des ESPE en insistant sur quelques points/leviers qui nous paraissent déterminants pour permettre une formation de qualité.

Question qui est déterminante pour l'orientation des pratiques. La réduction implicite des missions de l'école aux besoins économiques infléchit les programmes et la philosophie qui les inspire, pèse sur la façon dont les professionnels pensent et pratiquent leur métier, a des effets sur les attentes des familles et l'investissement des élèves, contribue à l'appauvrissement du sens, de la valeur du savoir.

La dissolution des IUFM a provoqué la disparition d'une matrice permettant aux futurs enseignants de s'inscrire dans une institution emblématique du service public, dans une histoire marquée par la recherche d'égalité (devant l'instruction puis progressivement face à la culture). Institution conçue pour instituer des sujets intellectuellement autonomes (grâce à la transmission d'outils intellectuels à portée universelle) mais aussi socialement reliés (actualisation du lien social : transmission de valeurs, de manières de vivre ensemble, formation à la citoyenneté).

Toutefois, les valeurs n'existent vraiment que dans les pratiques qui les incarnent. Si l'on veut faire dérailler les processus ségrégatifs, entamer l'esprit de fatalité, si l'on veut échapper à la naturalisation des différences (éludant les effets des conditions de vie objectives pouvant les expliquer), il y a nécessité d'interroger les implicites qui pilotent la pratique, notamment le regard sur l'élève (et sa famille), le rapport aux contenus et, en conséquence, la façon d'envisager l'apprentissage... Et ce, d'autant plus que les enseignants sont de plus en plus à distance sociale et culturelle des publics auxquels ils s'adressent.

Le regard sur l'élève

Les travaux de sociologie permettent désormais de mieux comprendre, au-delà de chaque discipline, les processus de différenciation des élèves face au savoir et à la scolarité, spécifient les axes où il est possible d'agir. De façon complémentaire, les travaux de sociologie de la famille permettent de sortir de jugements marqués par l'« ethnocentrisme de classe » et de penser autrement la relation aux parents. L'éducateur a besoin de mieux comprendre le déjà là, mais aussi d'inscrire son action dans un horizon. Croire aux possibilités des élèves de se dépasser : pari d'éducabilité si essentiel, doublement soutenu par les travaux scientifiques sur la plasticité cérébrale faisant reculer les limites des possibles et par ceux de la psychologie sociale, notamment l'effet Pygmalion renvoyant l'éducateur à sa responsabilité propre, à l'impact des dits et non-dits, mais aussi au contenu et à l'ambition des situations proposées.

Les contenus

Sans doute les enseignants souffrent-ils d'une connivence excessive avec leur discipline. Leur maitrise les prédispose à imaginer évidents les savoirs qu'ils enseignent, à les présenter dans une logique qui échappe à beaucoup d'élèves. Or, l'histoire culturelle montre que la plupart des savoirs sont l'aboutissement de, ne s'imposent comme solutions provisoirement définitives qu'après des débats critiques en sanctionnant la pertinence et l'économie face aux problèmes à résoudre. L'épistémologie permet de sortir d'une conception a-historique et réifiée des contenus, d'imaginer d'autres modalités pédagogiques pour initier les élèves au mouvement vivant de la production culturelle. S'ils sont travaillés comme outils imaginés par l'humanité pour résoudre des problèmes, contourner l'obstacle, vaincre l'impossible, prévoir et maitriser, les savoirs révèlent leur véritable valeur, leur pouvoir, leur potentiel émancipateur.

L'apprentissage

Pour que les élèves apprennent, encore faut-il qu'ils comprennent ! Faute de comprendre, les élèves rejettent ou mémorisent... au risque de l'oubli et d'un transfert improbable. Ce qui exige d'en créer les conditions. Mise en scène du contexte problématique, incitation à la recherche individuelle, croisement des points de vue avec le groupe de pairs (conflit cognitif, débat de preuve), retour réflexif sur les avancées opérées et les processus mis en œuvre caractérisent les grandes lignes d'une approche socioconstructiviste des apprentissages en phase avec une conception socio-historique de la connaissance.

Si l'appropriation des savoirs mérite la plus grande attention, la formation devrait également attirer l'attention sur les techniques intellectuelles parfois convoquées au quotidien et au fil des ans... sans être jamais réellement travaillées. De la copie à la prise de notes en passant par l'apprentissage des leçons : autant d'éléments d'un « invisible discriminant ». On pourrait plus explicitement déplier les moyens d'y parvenir efficacement, soulageant ainsi les élèves d'opérations élémentaires qui parasitent trop souvent leur activité intellectuelle faute d'être automatisées.

L'ensemble renvoie à un métier de conception complexe, exigeant une adaptabilité permanente au contexte et à l'inattendu, métier de l'humain qui exige de la durée pour s'y installer comme pour faire face de façon satisfaisante au quotidien pour les élèves et pour soi. La formation, qu'elle soit initiale ou continue, est l'espace indispensable où cela se prépare, s'invente, s'expérimente, s'éprouve, s'analyse, se régule, s'échange : il faut du temps pour s'extirper des « allant-de-soi » éducatifs, des habitudes sédimentées dans la profession.

Outre la quasi-disparition actuelle de l'offre de formation, on relève des critiques récurrentes : des formations sur des orientations parfois intéressantes mais sans outillage opératoire ; sur des logiques étroitement disciplinaires mais insuffisamment pédagogiques ; à candidatures individuelles, ponctuelles et sans lendemain... au risque de réinvestissements aléatoires et jugés insatisfaisants de retour sur le terrain. Plusieurs principes à qui ont été mis en œuvre dans le cadre institutionnel à divers niveaux de la scolarité (maternelle, élémentaire, collège, lycée) à rompent avec ces logiques.

Le principe d'homologie

Il est difficile d'imaginer l'impact de ce qu'on n'a jamais vécu soi-même. D'où la recherche de cohérence entre ce qui est vécu en formation et ce qui est souhaitable dans les classes. D'une part, vivre des démarches d'apprentissage, occasions pour chacun d'éprouver personnellement ce qu'il aura à transposer professionnellement : affronter l'inconnu, oser chercher, se mettre en risque, porter son point de vue, argumenter, formaliser, co-construire avec les pairs... Ces vécus servent de référent commun pour l'analyse, base de transpositions créatives. Expérimentées sur le terrain, celles-ci font en retour l'objet de formalisations collectives : moments de retour réflexif pour mettre cette richesse en partage et en extraire des invariants opératoires (éléments ayant contribué à la mobilisation, à des évolutions, à des déplacements remarquables, etc.).

Comment peut-on mettre ses élèves dans des activités de recherche et d'élaboration quand on ne l'a jamais vécu soi-même ? Faute de l'avoir pratiqué, comment mettre en place la confrontation d'idées, le débat de preuves, pourtant essentiels pour la formation intellectuelle des élèves ?

L'alternance terrain/formation

Les enseignants plébiscitent les actions filées, alternant des regroupements courts (des sessions de deux jours par exemple) avec des intersessions permettant l'expérimentation, la transposition et la mise à l'épreuve. Séquençage des temps organisé avec une progressivité des contenus et des enjeux d'une session à l'autre et, parallèlement sur le terrain, avec une prise de responsabilité croissante (en Formation Initiale), une implication de plus en plus marquée au gré des avancées de chacun (et/ou de l'équipe dans des dynamiques de formation continue). Formations soumises à l'exigence du réel alors incontournable, où la théorie s'impose comme réponse face aux problèmes successivement posés et s'éprouve en actes.

L'articulation étroite entre théorie et pratique :

Paradoxalement, la formation ne peut pas vraiment précéder la pratique : c'est en forgeant qu'on devient forgeron et c'est en enseignant qu'on devient enseignant. Bon nombre de stagiaires IUFM regrettent amèrement qu'on ne leur ait pas dit "avant" un certain nombre de choses qui auraient été "bien utiles" et leur auraient épargné "bien des erreurs". C'est ignorer que ces choses-là ne peuvent être entendues ou plutôt prises en compte, que par celui qui se trouve en situation de besoin, de questionnement, parce qu'il a un problème concret, urgent à résoudre, qui fait sens pour lui. La formation doit avant tout prévoir un accompagnement du débutant qui soit un travail au coude à coude, de préparation de situations de classe suivies d'une analyse d'autant plus intéressante qu'elle sera menée par des personnes engagées dans le même projet et non pas analysées de l'extérieur par celui qui "sait" parce qu'il a de l'expérience.

La mise à distance

S'il est indispensable de creuser son propre champ disciplinaire, il est tout aussi indispensable de creuser le problème de l'apprentissage : ce qui relève de l'évidence pour le professeur est fréquement redoutable pour l'apprenti. Pour sortir de la relation d'évidence vis-à-vis des contenus, on gagne à faire un détour par d'autres disciplines. Cela permet d'éprouver l'étrangement qui est le lot de beaucoup d'élèves, de vivre les doutes et l'inquiétude face à l'immaîtrisé, parfois de douter de ses propres capacités. C'est l'occasion de vivre de l'intérieur le cheminement de l'apprenant, les résistances et obstacles à lever pour pouvoir progresser, donc de mener une analyse fine des objets à enseigner... La plupart de ces objets résultent d'une progressive mise au point jalonnée d'essais, d'erreurs, d'obstacles et d'emprunts, de reculs et de bonds qualitatifs. L'interrogation épistémologique montre des parallèles saisissant entre les impasses rencontrées par l'humanité, à la recherche de ses outils, et les difficultés et erreurs des élèves, en quête de compréhension.

Former des praticiens-chercheurs

La formation devrait pouvoir enclencher une dynamique qui permette de s'engager dans un processus de recherche permanent. Il ne s'agit pas de donner des "recettes" qui aboutiraient à former de simples exécutants faisant dans leur classe les exercices d'application correspondant à la leçon reçue mais de permettre la construction d'une attitude, d'une conduite qui s'apparente davantage à celle d'un concepteur. La formation devrait permettre aux enseignants d'inventer au quotidien, de créer des pratiques selon les besoins, pour répondre à un nouveau problème qui surgit tout d'un coup et dont on ne connaît pas a priori la réponse. Ce qui suppose une réflexion permanente sur la pratique, en confrontation avec la recherche "institutionnelle" qui interroge cette pratique et s'en alimente. Ce qui suppose également la recherche de l'enseignant lui-même au sein d'une équipe, d'un collectif qui permet de sortir de l'isolement, d'être stimulé et d'avancer. C'est dans ce va et vient entre la pratique et la théorie, la théorie et la pratique que peut se fonder à la fois la formation et le métier d'enseignant.

Promouvoir le travail en équipe

Faire face aux enjeux ambitieux de démocratisation et d'émancipation intellectuelle ne peut relever seulement d'initiatives individuelles : l'expérience montre que l'incohérence voire la tension entre des logiques éducatives trop diverses en ruinent la portée. Par ailleurs, l'ignorance mutuelle des expériences, des pratiques et stratégies inventées par les uns et les autres est dommageable à l'action collective comme à l'élargissement des compétences professionnelles de chacun.

S'appuyer sur la synergie de collectifs professionnels pour une ressaisie fructueuse du métier, c'est ce qui nous amène à privilégier les formations d'équipe : équipes de cycles dans le primaire, équipes d'établissement dans le secondaire (voire de bassin, pour amorcer la constitution de réseaux d'échange). On pourrait y initier plus systématiquement les futurs enseignants lors de leur formation initiale.

Promouvoir le travail d'équipe pour coordonner l'action éducative et l'inscrire dans la durée : les élèves sont sensibles à l'exemple vivant d'une solidarité complice à leur égard. C'est de la jubilation des élèves à se découvrir individuellement et collectivement intelligents que le sens à enseigner retrouve ses couleurs et son dynamisme.

... L'ensemble amène à interroger la formation des formateurs.

Une nouvelle organisation à inventer

La formation doit amener à redéfinir la notion de compétence du métier enseignant. Sans renoncer aux connaissances spécifiques à un champ de savoir, l'enseignant est obligé de prendre en compte des compétences plus larges, ou plutôt de considérer que ces compétences "transversales" sont partie intégrante de sa compétence professionnelle. La formation doit donc permettre de se construire la capacité à agir, à intervenir dans le champ disciplinaire, mais aussi sur le plan de la vie scolaire. Ce qui ne suppose pas l'abdication ou le désengagement, bien au contraire, car l'enseignant doit apprendre à se garder de l'impuissance comme de la toute puissance. Cette formation peut se dérouler sous forme de :

  • modules en petits groupes, en présence d'élèves, le plus tôt possible. Articulés à des moments d'observation d'observation, les étudiants travaillent à construire pour les mettre en œuvre des situations d'apprentissage sous la responsabilté du formateur. Parce qu'elle place le futur enseignant en face de problèmes réels, la pratique du stage "de terrain" semble propice aux changements d'attitudes, de modes de relations, à la connaissance des élèves, de l'institution scolaire, des différences rôles à assumer par les enseignants ne se limitant pas à la pédagogie. A condition que ces stages soient accompagnés de moments d'analyse.
  • stages à 2 ou 3 dans la même classe, avec échange et coopération entre les formés (mise en œuvre de préparations communes et analyse structurée) pour leur permettre de compréhendre et analyser des situations qu'ils mettront en œuvre, tant en ce qui concerne les aspects propres à la discipline enseignée que les attitudes, modes de relation permettant d'enseigner. Leur permettre d'observer leurs propres situations et de celles des autres (analyse de cas sous forme de vidéos ou de scripts). Ces moments d'analyse conduiraient à des réinvestissements dans de nouvelles situations en présence d'élèves, mais avec progressivement de plus grandes responsabilités et une plus grande autonomie par rapport au formateur. Il s'agit de ne plus fonctionner sur des « recettes » mais d'apprendre à devenir créatif et autonome.

La difficulté essentielle réside dans une formation en alternance qui tendrait à une simple juxtaposition, de moments pratiques et de moments théoriques. Il faut éviter la coupure entre les divers enseignements : ceux de l'Université, ceux de l'ESPE et la formation strictement professionnelle. La théorie n'est pas donnée, elle se construit à partir des situations pratiques, les éclaire et débouche sur de nouvelles situations. Le décalage entre le travail pratique fondé sur le constructivisme et une démarche de formation trop linéaire et expositive qui se contredisent tendent à rendre la perception du métier moins claire. Il s'agit donc de ne pas privilégier les contenus par rapport à la démarche pédagogique. Les temps "transversaux" sont actuellement vécus comme des moments isolés. Ce qui fait de la formation un collage sans cohérence interne d'interventions de formateurs chacun sur leur terrain propre, reliés seulement par un vague thème. Le risque c'est que cela se traduise par une forme de découpage supplémentaire au niveau des contenus et à une atomisation de la formation.

La conséquence en est un cloisonnement stérile des problèmes quand on traite un thème (celui de la violence par exemple) avec des "spécialistes" mais comme on ne fait pas le lien avec les démarches d'apprentissage, celles-ci continuent à générer la violence par le désintérêt, le matraquage en classe.

Tout comme ses élèves, l'enseignant a besoin de trouver du sens à ce qu'il fait et à faire du sens sur ce qu'il fait. Quels sont donc les motivations, les mobiles qui animent un individu et qui le poussent à s'engager dans ce métier ? Au départ, c'est souvent une certaine générosité, un altruisme, un goût pour les relations humaines, pour la culture, la passion pour un champ de savoir donné, ... Sa motivation peut être également due à un désir de promotion sociale ou à une conjoncture économique (passage du privé vers le public du fait de la garantie de l'emploi). Ces motivations ont du mal à tenir face à une réalité qui résiste très fort et amène le débutant à douter et à se demander si le jeu en vaut la chandelle. La formation devrait prendre en compte cette difficulté pour faire travailler davantage sur le sens de ce qu'on fait quand on fait un cours, quand on exige un certain type de travail, quand on évalue, etc.

Une pratique pédagogique est toujours sous-tendue par des parti pris. Elle n'est jamais neutre ni innocente. Elle est engagement, responsabilité au nom d'un principe supérieur que ce soit l'élitisme républicain, le pari de l'éducabilité, le défi du "Tous capables". Une pratique pédagogique est éminemment politique. Selon que l'on considère que l'enseignant a avant tout à transmettre le savoir, le même pour tous, ou qu'au contraire, il faut différencier l'enseignement pour tenir compte des spécificités locales ; selon que l'on considère que la situation pédagogique comporte trois pôles, le savoir, l'élève, l'enseignant et que le travail consiste à mettre en relation l'élève avec ce savoir, ou que l'on considère que la situation pédagogique, plus complexe, comporte, à la fois, les dimensions de l'apprentissage, du relationnel, de l'institutionnel et du social ; selon que l'on considère que l'enseignant est dépositaire de ce savoir, et que les élèves ont à l'acquérir, dans un continuum où le mérite ferait la différence ou que l'on considère que l'enseignant est une ressource parmi d'autres, mais en même temps l'organisateur d'une situation d'apprentissage qui vise à ce que chacun et tous se construisent ce savoir, la pratique s'en trouvera notablement modifiée.

Dans le cadre de la formation, on ne peut faire l'économie de la réflexion, menée à plusieurs, sur le choix d'un document, de la situation de travail ou de la séance d'évaluation à proposer, sur les objectifs poursuivis, les effets attendus, ce qui risque de se produire, ... Quand on sait ce qu'on est en train de faire, alors on se donne des chances de le faire mieux ou de faire autrement parce qu'on a pris conscience que c'était inutile, peu opératoire, voire même dangereux.

http://www.gfen.asso.fr/fr/propositions_pour_la_formation

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Ecriture formation

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Publié le 31 Octobre 2013

Villemur sur Tarn; La Boutique de Cannelle; ateliers d’écriture; écrivain public; Café des Savoirs; Café Rencontre; idées de débats; détenteurs de savoirs; porteurs de projets; talent; épanouissement; reconnaissance; construction et développement local;

Groupement Français d’Éducation Nouvelle* (GFEN); l’auto-construction du savoir; d'auto-socio-construction des savoirs; l'émancipation; Tous Capables; Tous Créateurs

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Liens et mots clés

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Publié le 30 Octobre 2013

Merci à tous ceux qui m'ont conforté dans l'idée de faire naître cette association pour toutes les raisons qui doivent être en zone rurale.

Je remercie tout mes amis: Sandrine, animatrice mosaïque et trésorière, Eda, qui a monté la première pierre du blog et qui bosse avec moi. Elle référence et donne son avis. A Nunu, toujours présente pour moi! Et Marguerite Garond.

Je remercie Rachida et Christine de l'Institut Platon; toute l'équipe des Ateliers Toulousains et du GFEN, secteur écriture associés aux arts plastiques: Michel Ducom, (notre mentor) Martine steinmetz, Christine Jeansous.

Mes remerciements vont aussi aux groupes de passionnés de la revue Soleils et Cendre, notamment Yves Béal; à Odette et Michel Neumayer de la revue Filigranes; Maïté et Pierre Colin, de l'Ateliers Thot'M; Anita Ahunon.

Mes remerciements à ma famille, mon mari et mes enfants pour leur compréhension.

Et puis, je remercie mes premières adhérentes de l'atelier d'écriture, et les futurs participants.

Remerciements

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Remerciements, #L'ECHO 31340

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Publié le 30 Octobre 2013

La Municipalité nous a enfin répondu... 2/2 suite &amp; fin!

Lundi 27/10/2013, mon mari jette une lettre...

"Tiens ta salle!

-La mairie?!"

Objet: "Réservation de salles pour les activités de l'association!"

"Houé!"

La Municipalité nous a enfin répondu... 2/2 suite &amp; fin!La Municipalité nous a enfin répondu... 2/2 suite &amp; fin!

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #L'ECHO 31340

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Publié le 29 Octobre 2013

Que faut-il pour réussir une bonne soirée?... Un lieu, un verre, un bon ami, un thème intéressant ou/et important, une personnalité, des personnalités locales, des inconnus, un débat animé, de la curiosité, de la convivialité, de la drôlerie, de la répartie, des poses musicales ou récréatives, un bon animateur, un souffle de bonne humeur, l'envie de revenir, de trouver de nouveaux sujets et de nouveaux invités... et on est en plein dans la question de Survivre. La sécurité, tisser des liens sociaux et la connaissance!Que faut-il pour réussir une bonne soirée?... Un lieu, un verre, un bon ami, un thème intéressant ou/et important, une personnalité, des personnalités locales, des inconnus, un débat animé, de la curiosité, de la convivialité, de la drôlerie, de la répartie, des poses musicales ou récréatives, un bon animateur, un souffle de bonne humeur, l'envie de revenir, de trouver de nouveaux sujets et de nouveaux invités... et on est en plein dans la question de Survivre. La sécurité, tisser des liens sociaux et la connaissance!
Que faut-il pour réussir une bonne soirée?... Un lieu, un verre, un bon ami, un thème intéressant ou/et important, une personnalité, des personnalités locales, des inconnus, un débat animé, de la curiosité, de la convivialité, de la drôlerie, de la répartie, des poses musicales ou récréatives, un bon animateur, un souffle de bonne humeur, l'envie de revenir, de trouver de nouveaux sujets et de nouveaux invités... et on est en plein dans la question de Survivre. La sécurité, tisser des liens sociaux et la connaissance!

Que faut-il pour réussir une bonne soirée?... Un lieu, un verre, un bon ami, un thème intéressant ou/et important, une personnalité, des personnalités locales, des inconnus, un débat animé, de la curiosité, de la convivialité, de la drôlerie, de la répartie, des poses musicales ou récréatives, un bon animateur, un souffle de bonne humeur, l'envie de revenir, de trouver de nouveaux sujets et de nouveaux invités... et on est en plein dans la question de Survivre. La sécurité, tisser des liens sociaux et la connaissance!

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Baba

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Publié le 29 Octobre 2013

&quot;Porte ouverte aux porteurs de projets!&quot;
Appel aux Créateurs, artistes, professeurs, artisans d'art, chercheurs, échangeurs, passionnés, monsieur ou madame tout le monde!

La Boutique de Cannelle est une association ouverte aux porteurs de projets. Petits ou grands! Qui souhaitent mettre en avant leur talent, leur émancipation et le partage.

Envie d'animer un atelier? Une ou des idées de débats? Un projet festif ou autre… Réfléchissons ensemble et trouvons des solutions.

L'objet aussi pour l'association, au delà de l'épanouissement, est de se positionner comme acteur local afin de participer à la construction et au développement du territoire local.

&quot;Porte ouverte aux porteurs de projets!&quot;
&quot;Porte ouverte aux porteurs de projets!&quot;

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #annonces, #Baba

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Publié le 29 Octobre 2013

Créer une association à but socio-culturel (en zone rurale) et la présenter lors d'un rendez-vous à un adjoint au maire, dans le but de trouver un partenaire de choix, n'est pas l'eldorado!

J'ai découvert qu'obtenir des salles pour proposer dans de bonnes conditions des pratiques d'ateliers d'écriture et mosaïque, n'était pas gagné! Écrire deux demandes,beaucoup d'attentes et se déplacer 5 fois s'est le prix à payer pour être pris au sérieux! Une association n'est pas un joujou qu'on se désintéresse 5 minutes après!

Les enjeux défendus font-ils écho? ...test? négligences? indifférence? passivité?

Mi septembre, la Mairie envoie un courrier officiel pour nous informer de la date de réunion publique d'attribution des salles pour l'année 2014. Nous devons leur adresser un planning annuel de nos besoins en salle, sinon notre demande ne sera pas entendue. Ce que je fais. Je demande un accusé de réception de mon email. Deux personnes le lissent. Je suis rassurée.

Je me déplace à la réunion, ce samedi matin là, avec dans une main mon planning et dans l'autre de quoi noter, plus 2 enfants dont l'écho donne vocalise à un élu du comité! Et je comprends rapidement que ma demande n'aboutira pas dans son intégralité car on m'a caché qu'il n'y sera traité que des festivités, expositions, ... et non de donner des salles hebdomadaires! Dois-je replier les ateliers d'écriture de l'après-midi chez moi? Où vais-je faire l'atelier du soir?Que dois-je dire aux inscris?

"Le dernier trimestre 2013, ne sera pas traité ici. Rapprochez-vous de la secrétaire de mairie pour vos demandes!".
Je ne suis pas la seule à être navrée! L'association devrait, rapidement, faire une Présentation Générale aux habitants et partenaires; et sans salle ce projet est compromis! Je ne suis pas rassurée.

Un adjoint balance date après date, citant attribution à telle association, pour tel événement, lieu, horaire. Bien que l'envie de me concentrer sur les présents me déconcentre, je me force à être attentive à cette corvée administrative. J'attends donc la date où apparaîtra notre notre nom. Et là!... La Boutique de Cannelle... n'est pas cité. J'en cherche les raisons, un temps de réaction m'est nécessaire. Je me lève et pousse la voix.

Je dis: "Je vois défiler votre planning, mais nous n'y figurons pas!

L'adjointe est désemparée! Et tous les gens dans la salle se demandent: "Pourquoi cet oubli?" Qui êtes-vous madame? - ... - Quelle association représentez-vous? -... " Des réactions dans le comité de mairie. Des chuchotements. Des réactions dans la salle. Je garde mon calme! Rien n'est acquis, rien n'est facile dans la vie, ce n'est pas nouveau!

Le planning avance, et à nouveau j'interviens. Je passe plusieurs fois pour une casse pied! Je n'ai pas de soucis avec ça! Pendant les temps de reprise de l'adjointe, mes homologues en profitent pour me demander un flyer!

En conclusion je ne me serai pas présentée à la réunion, nous aurions été passés à la trappe!

Le lundi matin je me déplace en mairie: "A qui faut-il s'adresser pour être entendu?"

La Tour de la Défense vue côté tarn. Mairie de Villemur/TLa Tour de la Défense vue côté tarn. Mairie de Villemur/T

La Tour de la Défense vue côté tarn. Mairie de Villemur/T

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Rédigé par La boutique de cannelle

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Publié le 28 Octobre 2013

Contact

Valérie COLPA

06 25 70 19 76

Villemur sur Tarn 31340

Ecrire avec avec nous en atelier:

=> tous les jeudis de 13h30 à 17h00
(hors vacances scolaire)

Lieux: Salle du Musée, Greniers du Roy. 1er étage. Coursives. Villemur sur Tarn

=> Tous les 3ème lundis du mois de 19h30 à 23h

Lieu: Salle de restauration de Bernadou. Villemur sur Tarn

Les 18/11/13 ; 16/12 ; 13/01/14 ; 17/02 ; 17/03 ; 14/04 ; 12/05 ; 16/06 - Les 22/09 ; 20/10 ; 17/11 ; 15/12/2014.

=> week-end écriture de 10h00 à 17h00.

Quand? Les 14 et 15 décembre 2013 et les 5 et 6 avril 2014

Lieu: Salle du Musée. Villemur sur Tarn 31340.

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Publié dans #Agenda et nous rejoindre

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Publié le 28 Octobre 2013

L'ECHO de l'ASSO la BC. 31340

L'ECHO VILLEMUR/T est un flash local.

Lieu d'information en tout genre.

Les coups de gueule y sont les bienvenues!

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Publié dans #L'ECHO 31340

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