Publié le 28 Avril 2014

 

Comprendre les ficelles de la manipulation.

Les manipulateurs qui nous intéressent ici, ce sont ces personnes qui fonctionnent ainsi d'une manière pathologique ; 80% de celles-ci ne s'en rendent même pas compte et ne le verront probablement jamais, les 20% restantes en tirent un plaisir malsain ! Ce fonctionnement est issu de l'enfance, de la petite enfance même.
Les 30 critères pour identifier une personne manipulatrice
Afin de surtout s'en prémunir !

Quelques remarques avant d'exposer les critères de Isabelle Nazare-Aga tirés de son excellent livre : "Les manipulateurs sont parmi nous."

Pour pouvoir parler de manipulateur, il faut au moins dix caractéristiques. à 15, la personne est identifiée en tant que telle. Au delà, le doute n'est plus permis. Prémunir son "espace vital" devient un exercice si la personne ne peut être évitée, sinon la fuite s'impose d'elle-même.

1. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle. Le manipulateur use ainsi du groupe comme moyen de pression (cercle famillial, amical, couple, entreprise) pour obtenir ce qu'il souhaite et faire tomber les réticences du libre-arbitre des autres auxquels il peut faire face.

Vous entendrez ainsi plus que souvent "si tu ne fais pas ça, je ne vois vraiment pas comment tu peux dire que tu m'aimes", "si tu étais un vrai ami, tu aurais fais...." "si vous ne le faites pas, le projet (le département, l'entreprise) aura à souffrir de votre indécision" etc.

2. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes. Le manipulateur peut ainsi être une personne entretenue financièrement, dans sa vie quotidienne, dans son travail etc. En gros, il "réussit à faire faire aux autres !". Le manipulateur "s'approprie" des autres des ressources dont il ne dispose pas lui-même : énergie (temps), argent, travail, résultats, estime, admiration, etc. Le manipulateur aura du mal avec la vérité : il mentira comme un arracheur de dents ! Il faut savoir que la manipulation cache un trouble de la personnalité, le manipulateur n'existe pas par lui-même, il a besoin des autres pour exister dans leurs regards !

Par rapport à ce point vous entendrez souvent "si j'avais été moi à ta place je l'aurais fais pour toi !" "

3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions. La base du comportement du manipulateur est bien « la question de la frustration », trouble central de sa personnalité. Les personnes manipulatrices, face aux autres durant leurs rapports sociaux, ont du mal avec "le besoin". Elles se sentent "piégées" en affirmant clairement leurs besoins auprès des autres. En fait ce mécanisme est une projection de leurs propres actes sur autrui, ayant comme source leurs propres démons intérieurs. Ils craignent et s'imaginent que les autres leurs fassent ce qu'eux-mêmes font dans leur vie sociale : contrôler par le besoin, les sentiments ou les opinions. Comme je le disais précédemment dans un autre article, un manipulateur criera souvent à la manipulation !

Par rapport à ce point, vous entendrez ainsi souvent "je n'ai pas à te le demander, tu le fais ou pas !" "je ne t'avais rien demandé ! c'est toi qui l'a voulu !" "je ne vais pas te le dire car tu me le remettras sur le nez !" "pourquoi te le dire tu ne me comprendrais pas car tu ne connais pas".

4. Il répond très souvent de façon floue. C'est peut être le critère le plus facile à identifier, le manipulateur veut tout savoir sur tout mais il ne dit rien sur lui-même. Si le sujet constitue pour lui "une faiblesse", il répondra d'une manière évasive. Le manipulateur ne parlera que très peu de ses échecs, il les refoulera même en mentant à tour de bras. Il ne souhaite surtout pas que son image sociale soit écornée ou assez vacillante pour ne point réussir à obtenir des autres. C'est en ce point que le manipulateur n'obtient pas naturellement : il veut dominer selon un faux personnage ou un masque social. Il veut offrir un garantie de respectabilité, de perfection ou de pudeur.

5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations. Les manipulateurs se prennent pour des personnes intelligentes, capables de faire perdurer tous leurs mensonges. Mais ce pouvoir est juste un leurre malsain et parfois pervers. Ils constituent des "caméléons" car d'une part, ils n'existent pas autrement que grâce au regard des autres et d'autre part car ils méprisent les autres et les toisent de haut. La manipulation est un complexe de supériorité issu des meurtrissures de l'ego durant la construction de la personnalité.

6. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes.

7. Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions. Le manipulateur est un associal selon la classification DSM IV, il constitue une personnalité qui agit et point ! il refuse tout fonctionnement autre et refoule complètement l’instabilité de sa personnalité « mouvante » selon le masque qu'il arbore.

Dans des moments de détresse ou d’angoisse, le manipulateur criera souvent « je ne suis rien ! » « j’ai l’impression de ne pas exister » seuls moments de lucidité sur sa névrose.

8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge. Le manipulateur aura une réaction de rejet profond face aux personnalités dominantes surtout les personnes qui obtiennent naturellement le respect et l’estime des autres, résultat que les manipulateurs tentent de « forcer » d’une manière malsaine.

Le manipulateur dira souvent « cette personne n’est rien sans moi ! », « je lui ai tout appris ! sinon il était archi-nul ! ».

9. Il fait faire ses messages par autrui. Face à une personnalité dominante ou qui l'a clairement identifiée, un manipulateur utilisera l'entourage commun pour arriver à ses fins. De préférence des personnalités faibles d’esprit qu’il contrôle parfaitement. Il pense avoir plus de chance pour faire vaciller le libre-arbitre d’une personne si cela venait de son entourage.

10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner. Le manipulateur compartimente souvent ses relations sociales pour arriver à assumer plus facilement son masque social. Il interdit ainsi aux gens de son entourage de se faire un jugement sur ce qu’il n’est ou n’est pas. Le manipulateur dispose ainsi d’un meilleur contrôle de ses besoins. Il faut dire que le manipulateur veut être le "moyeu" de son environnement social, tous les rapports passent impérativement par lui !

Dans un couple par exemple, ses amis ne deviendront jamais les amis de son conjoint ou du couple, ce sont "ses amis" qu'elle que soit l'évolution de ces relations.

Un autre détail par rapport à ce point pour identifier un manipulateur, c'est son mode de fonctionnement récurrent lorsqu'il ne contrôle pas une situation : l'esclandre et la fuite ! (réaction lors d'une rupture, dans un ancien travail, situation difficile avec les parents ou proches, etc.)

11. Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne. Le moyen d’ouverture aux autres dont se sert parfaitement le manipulateur est l’empathie qu’il tente de susciter chez autrui. Il fait souvent passer des personnages de son entourage pour des bourreaux dont il serait la victime. Posez-vous des questions si malgré toutes les plaintes dont se récrie une personne, celle-ci continue quand même à pratiquer des rapports plus que cordiaux avec la personne incriminée.

12. Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper.

13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins. L’une des méthodes qu’utilise un manipulateur pour faire vaciller un libre-arbitre c’est le recours aux croyances profondes de son interlocuteur : religion, vécu, expériences, confidences, etc.

14. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert.

15. Il change carrément de sujet au cours d'une conversation.

16. Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion. Face au mur, le manipulateur fuira ses responsabilités jusqu'au bout. C'est un mode de fonctionnement récurrent lorsqu'il ne contrôle pas la situation, surtout quand il a en face de lui plusieurs personnes dont le libre-arbitre sera fonciérement plus dur à faire vaciller. Le groupe aux yeux du manipulateur n'a le droit d'exister que s'il lui permet de briller, il ne peut en être autrement. Il est facile d'identifier les personnes potentiellement manipulatrices dans un groupe de personnes nouvellement créé, ce sont souvent celles qui ne lâchent mot et qui observent tout, et lorsqu'elle prennent la parole c'est souvent d'une manière "forcée" ou "non-naturelle" qui crée un malaise au sein du groupe. Dans un groupe, le manipulateur n'échange pas, il veut imposer et contrôler.

17. Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité. Cette ignorance est maintenu par le blackout total du manipulateur sur ses échecs, ses erreurs, ses méfaits ou autres. Le manipulateur craint plus que tout "le poids du regard social". Il en est même l'esclave inconscient.

18. Il ment. Le manipulateur mentira sur ses échecs, ses expériences, sur ce qu'il refoule en général, sur la nature de ses relations sociales, etc. Il mentira à chaque fois pour enjoliver et garder intact son masque social. Il faut se dire qu'il ne ment pas juste pour les autres mais qu'il ment surtout pour se calmer lui-même et anéantir momentanément sa souffrance.

19. Il prêche le faux pour savoir le vrai.

20. Il est égocentrique. L'ego démesuré du manipulateur peut venir d'un complexe issu des blessures de son ego durant l'enfance (par exemple complexe d'infériorité d'organe cher au psychanalyste Alfred Adler). Arrivé à l'âge adulte le manipulateur stimulera un besoin de s'affirmer qui ne connaitra aucune limite.

21. Il peut être jaloux. Même si en apparence le manipulateur a l'air "sûr de lui", paradoxalement, au fond de son être il manque terriblement de confiance. Dans un couple, il sera une personne maladivement jalouse, qui aura un comportement de chasseur vis à vis de sa proie. Il coupera l'Autre petit à petit de tout son entourage social pour être sûr de le dominer. ça ne sera qu'ainsi qu'il fera taire ses craintes profondes. En amour, le manipulateur "posséde" il n'aime pas. On peut même dire que ce sentiment lui est à jamais inconnu tant qu'il ne s'aime pas lui-même.

22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences. Nous sommes tous en société des "observateurs observés", nous nous construisons grâce à notre regard sur nous-même, notre regard sur les autres et enfin le regard d'autrui tel qu'on le perçoit et ce qu'on en fait pour notre construction intérieure. Les manipulateurs avancent comme "des idiots nonchalants", en d'autres termes ils ne prennent rien des autres, ni les critiques constructives ni les taquineries anodines. Dans la bouche d'un manipulateur, la critique est un sujet qui revient souvent sur les autres, jamais sur lui-même.

23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres. Ce qui s'applique à l'Autre ne s'appliquera surtout pas à lui : il exigera de son compagnon à corps et à cri une certaine conception du couple qu'il n'appliquera jamais dans ses actes (fidélité, écoute, évolution, partage, solidarité, etc...).

24. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui. Ce point rejoint le point de rupture de la frustration du manipulateur. La réaction de démêler l'écheveau durant une situation de crise n'est pas sa manière d'agir, le manipulateur se contiendra jusqu'au moment où il agira et point !

25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé. Le manipulateur colle parfaitement à l'adage populaire "faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais". Ce schéma lui colle d'autant mieux à la peau car c'est une personne qui souffre d'un problème de "sous-identité". Les principes (et notamment moraux) d'un manipulateur dépendent de l'interlocuteur d'en face, en dehors de ce mimétisme malsain, dont les clefs de voûte sont l'empathie et le besoin, le manipulateur ne s'est jamais réellement posé la question de qui il était. Le pire, c'est que les personnes ayant souffert de manipulation ont aussi vécu par projection ce problème d'identité. Les victimes mettront du temps pour retrouver leur libre arbitre et leur moi profond.

27. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous.

28. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté.

29. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui. Le manipulateur est l'anti-thèse des "résiliants" de Boris Cyrulnik, ces personnalités qui transforment une souffrance issue de l'enfance en réussite sociale. Les manipulateurs sont eux-aussi soufffrance, mais ils la projettent surtout sur leur entourage et causent des dégâts parfois graves. J'userai d'une image pour souligner la différence entre un manipulateur et un résiliant, si vous prenez un bout de tissu ou d'étoffe comme image de la société, le manipulateur est un "accroc" qu'on aurait rapiécé, il ne fait pas partie de l'étoffe originelle. Le résiliant est aussi un accroc ou une anormalité, mais il se présente à la fin comme un renforcement de la trame du tissu, les fils sont raccomodés ensembles.

30. Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré.
31. Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là. Ces discussions peuvent être menées lorsque les personnes de son entourage « ressentent » qu’il existe quelque chose qui ne va pas dans le personnage, le masque social s’effrite, et les personnes commencent à bâtir des relations en dehors du manipulateur. On pourra dire que le piège se referme sur lui. Le désarroi de l’entourage est guidé souvent par l’incohérence de son comportement, d’une personne à une autre, ou par rapport à ses dires. Toutes ces incohérences font que le manipulateur fera souvent absent l'objet de discussion faute d'avoir des explications claires de sa part.

Pourquoi insister sur l'identification d'un manipulateur ? parce que les dégâts psychiques causés sur une personne peuvent être monstrueux ! si le manipulateur s'avère pervers conscient, ça sera encore plus catastrophique : anxiété, dépression, stress, incohérence mentale, somatisation etc etc.

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Manipulation mentale, #Psychologie

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Publié le 22 Avril 2014

Attention parmi les fées se cache une sorcière!
Attention parmi les fées se cache une sorcière!
Attention parmi les fées se cache une sorcière!
Attention parmi les fées se cache une sorcière!
Attention parmi les fées se cache une sorcière!

Attention parmi les fées se cache une sorcière!

DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine

Prochain thème d'écriture en atelier!

Merci d'avoir retenu la proposition.
PS; de la documentation sur les fées à lire en prenant des notes voir en imprimant les articles.
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
DOSSIER: les Fées sont de retour à Villemur sur Tarn! La Fée marraine
Marie Bazin

Marie Bazin

Les 3 Fées de Cendrillon
Les 3 Fées de Cendrillon
Les 3 Fées de Cendrillon
Les 3 Fées de Cendrillon
Les 3 Fées de Cendrillon

Les 3 Fées de Cendrillon

http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9e_dans_l%27art_et_la_litt%C3%A9rature http://leguidedesfees.wordpress.com/2011/09/16/origines-de-la-fee-marraine http://www.paperblog.fr/622247/de-la-mythologie-celtique-a-la-mythologie-medievale-les-fees/ http://books.google.fr/books?id=flL5Thc85DAC&pg=PA348&lpg=PA348&dq=f%C3%A9e+mythe&source=bl&ots=cI7R4Ud-cr&sig=yb8VyXXSzr-b0mRzTOjr_aX5VeA&hl=fr&sa=X&ei=pMdYU_SaLY3APK3ygIgB&ved=0CHEQ6AEwDjgK#v=onepage&q=f%C3%A9e%20mythe&f=false http://leparanormal.forumactif.com/t1899-les-fees http://yuyo.free.fr/fees/feeorigine.htm https://www.google.fr/search?q=f%C3%A9e+musique+le+monde+de+tim+burton&client=firefox-a&hs=pAn&rls=org.mozilla:fr:official&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=E3xZU-GTE6qS0AWRwICYDA&ved=0CDIQsAQ&biw=1440&bih=647 http://www.lesmidinettes.com/emotions-visuelles/tim-burton http://www.minutebuzz.com/culture--cette-artiste-prend-des-photos-qui-semblent-tout-droit-sorties-dun-conte-de-fees/ http://expositions.bnf.fr/contes/arret/ingre/indespa.htm
La belle au Bois Dormant
La belle au Bois Dormant
La belle au Bois Dormant

La belle au Bois Dormant

1 &2 Once Upon One time. 3 La belle et la Bête 2014
1 &2 Once Upon One time. 3 La belle et la Bête 2014
1 &2 Once Upon One time. 3 La belle et la Bête 2014
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1 &2 Once Upon One time. 3 La belle et la Bête 2014

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Atelier d'écriture Fée

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Publié le 2 Mars 2014

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Auteurs Artiste

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Publié le 28 Février 2014

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #L'Intergénérationnel

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Publié le 27 Février 2014

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89criture_automatique

Magrite et MiroMagrite et Miro

Magrite et Miro

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Ecriture en atelier

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Publié le 13 Février 2014

Actuellement, le débat autour de la question des retraites nous invite à parler de la vieillesse et du vieillir. Il est beaucoup question d'argent, d'économie, de solidarité envers les plus vulnérables. Des questions essentielles, qui témoignent d'une réelle prise de conscience. Mais le fond du problème n'est pas vraiment posé.

Vieillir fait peur. Et cette peur n'est pas seulement matérielle. Il ne s'agit pas seulement de la crainte de ne pas avoir les moyens de jouir de sa retraite, d'être acculé par la maladie et la dépendance à vivre à l'écart des siens et loin de chez soi. Il s'agit d'un mal-être qui a sa racine ailleurs. Dans l'interrogation inquiète sur le sens des années qui restent à vivre, et qui rapprochent de la mort. Interrogation spirituelle qui se cache derrière la peur de ne plus être utile, aimable ou désirable, de ne plus avoir sa place dans le monde, d'être un poids pour la société. Qu'est-ce que vieillir ?

Changer notre regard

Des voix se sont élevées récemment pour dénoncer cette exclusion dramatique des personnes âgées dans un monde "jeuniste", pour rappeler que la vieillesse est une ouverture et non pas une fermeture, qu'elle est une chance et non pas un fardeau pour la société. Elles disent l'urgence de changer notre regard sur ce temps de la vie, en lui accordant sa valeur propre.

La vieillesse n'est pas seulement un déclin. Elle n'est pas seulement le signe avant-coureur du tragique et du néant avant la mort. Pour ceux qui refusent de vieillir et s'accrochent désespérément à leur jeunesse, vieillir peut être vécu comme un naufrage, mais pour d'autres, qui savent se transformer avec l'âge, mûrir, s'alléger, et se détacher, la vieillesse n'est pas un effondrement.

On se souvient de la manière dont Paul Ricoeur en parlait. Face aux deux fléaux qui la menacent, la tristesse et l'ennui, il proposait une stratégie : être attentif et ouvert à tout ce qui arrive de nouveau. Rester capable de ce que Descartes appelait l'admiration. C'est-à-dire rester jeune de coeur et d'esprit.

Cela suppose de ne pas subir passivement les assauts de l'âge, et c'est pourquoi je soutiens l'idée que vieillir est un "travail". Une tâche difficile qui suppose des deuils et des renoncements, mais qui ouvre sur de nouvelles perspectives.

Pourquoi Victor Hugo aurait-il parlé d'"éclosion", Robert Misrahi d'"entreprise de renaissance", si cette conscience heureuse du vieillissement était une utopie ? Pourquoi les centenaires d'Okinawa sont-ils les porte-bonheur de leurs enfants et petits-enfants qui les considèrent comme des trésors ? Quel est leur secret ? Ils voyagent en esprit, pensent leur vie, écoutent de la musique ou chantent, lisent, écrivent, contemplent, découvrent des oeuvres d'art, marchent, méditent.

Bref, ils vivent et font vivre ce qui en eux ne vieillit pas, la vie intérieure, s'appuyant sur ces ressources qui, non seulement ne diminuent pas, mais continuent à croître et à se renouveler : la joie, la bienveillance, la sagesse. C'est le paradoxe du vieillir : diminution sur un certain plan, croissance sur un autre.

Responsabilité éthique

Il est urgent, dans la désespérance actuelle, de montrer cet autre visage de la vieillesse, lumineuse et intéressante, afin qu'en vieillissant nous ne pesions pas de notre mal-être sur les jeunes générations. Imaginons que, demain, la vieillesse continue d'être vécue comme un échec à cacher. La tristesse, le désespoir, les marasmes psychiques engendrés par cette vision seront effectivement ruineux. Il est donc de notre responsabilité éthique de nous préparer suffisamment tôt, dans la vie, à cette révolution de l'âge, afin de transmettre aux générations qui viennent l'image d'un vieillir enviable, avec sa mission propre.

Le débat actuel autour de la réforme des retraites nous invite à une réflexion plus large, plus spirituelle. L'heure est venue de repenser la vie dans sa globalité et de développer, très en amont, cette vie du coeur, de l'esprit, qui trouve dans le terreau de l'âge ce dont elle a besoin pour croître.

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #L'Intergénérationnel

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Publié le 13 Février 2014

Ce volume collectif s’interroge sur les mécanismes complexes de l’immersion fictionnelle et du transfert affectif, sur les processus de mise en commun collectives des émotions individuelles, et sur les interactions entre l’ordre esthétique ou poétique et la logique des émotions. Ces questions ont été un temps dédaignées par une critique que ne les jugeait pas assez formalistes mais au contraire trop “psychologisantes”, comme le rappellent Alexandre Gefen et Emmanuel Bouju dans leur introduction. Elles sont revenues ces dernières années au cœur des préoccupations critiques, qui s’appuient sur des cadres descriptifs et des vocabulaires capables de rendre compte du travail des émotions, qu’ils partent de l’ancienne rhétorique des passions analysant le movere, ou reposent sur la philosophie morale, la phénoménologie, l’anthropologie ou les sciences cognitives.

Le volume est organisé en deux parties. La première offre une gamme de perspectives disciplinaires sur les usages de la sensibilité, la puissance de l’imagination et la valeur éthique de l’émotion littéraire. Dans une réflexion intitulée “Imagination narrative, émotion et éthique”, Sandrine Darsel met en évidence “la nécessité, l’utilité et la fertilité d’une investigation philosophique impure des arts”. Selon elle, “l’expérience réussie d’une œuvre d’art est un moment d’aventure, de performance, d’engagement et d’improvisation morale de la part du spectateur. Et c’est en cela que réside la valeur morale possible des œuvres d’art”. Elles favorisent la “pensée par cas” qui mobilise les capacités perceptives, imaginatives et émotionnelles, en rendant attentifs à la densité et à la complexité et de la vie humaine. Il s’agit ainsi d’apprendre à “penser de manière sensible”. Cette réflexion est loin de rabattre l’esthétique sur l’éthique, et permet d’éviter les deux écueils du scepticisme hérité de Platon et de l’instrumentalisme qui utilise l’œuvre d’art à des fins illustratives.

Dans “Barthes, art et émotion”, Maria O’Sullivan s’intéresse aux arts visuels que sont le théâtre et le tableau et s’attache à l’émotion inscrite dans le cadre d’une opération de “découpage”. La force émotive de l’objet d’art découle alors moins de ce geste de délimitation et d’encadrement, que de ce qu’il laisse à ses bords : “un débordement que Barthes lit dans et avec son corps”.

L’article d’Anne Vincent-Buffault (“Sensibilité et insensibilité : des larmes à l’indifférence”) est passionnant. Du point de vue de la sociologie et de l’histoire, elle montre que l’émotion est une production sociale, à laquelle contribuent les régimes d’écriture littéraire et intime. En s’appuyant sur des formes subjectives de l’indifférence de la littérature (Balzac, Heine, Musil) ou du journal (Amiel), elle montre qu’elles s’accordent à certains moments de développement du régime démocratique. Amiel écrit dans son journal : “Le spleen deviendra la maladie du siècle égalitaire”, livrant un angle d’analyse précieux sur l’interprétation de la crise de la civilisation bourgeoise de la deuxième moitié du XIXe siècle. “L’éclat des larmes” ne doit donc pas occulter, dans les recherches menées sur “les sources littéraires indispensables, même si elles sont difficiles à manier”, tout ce qui forme les sensibilités et “la touche de gris de l’indifférence”. L’historienne reconnue des larmes plaide donc pour un “droit à la nuance” tout à fait bienvenu.

Dans “Ces émotions à fleur de peau, sans nom pour les désigner”, Jean-Pierre Martin s’intéresse au “fugace”, à l’“infinitésimal”, et au pouvoir singulier de la littérature de récuser les codes du pathétique, la grammaire de l’émotion, ou l’algèbre des sentiments. En analysant la manière dont Proust ou Sarraute résistent à l’“autorité du discours tenu”, il montre comment ils définissent une anthropologie littéraire de l’émotion, fondée sur une forme d’“impouvoir” de la littérature qui refuse la “taxinomie des émotions” simplifiant “la vie émotive un peu à la façon dont la nomenclature des maladies mentales […] réduisait la diversité des pathologies”. En effet à ce “traitement ostentatoire de l’émotion”, qu’il soit essentialiste ou romantique, s’oppose un “vécu intraitable de l’émotion qui cherche ses mots”. Proust, comme Sarraute après lui, a tenté d’approcher cette “zone indicible où l’émotion défie le langage”. C’est en cela que “la littérature inquiète notre savoir”, en retournant l’argument des psychologies et des philosophies selon lequel “l’émotion hors langage serait un pur fantasme”. L’écriture de Jean-Pierre Martin, sans dogmatisme et très finement, rend justice à ce “principe d’incertitude”.

Dans son article sur la “thymotique d’une passion ordinaire”, Martine Boyer-Weinmann cherche à montrer “en quoi la colère est littérairement féconde”. En développant à la suite de Sartre, Barthes et Sloterdijk, les lignes directrices d’une “pensée littéraire de la colère”, elle examine l’“efficace pragmatique” d’une configuration textuelle des passions par laquelle l’“énergie thymique de la littérature” (son souffle) trouve à s’exercer pleinement. Son travail très documenté et argumenté propose un parcours passionnant.

Frédérique Leichter-Flack, dans son article sur les “usages éthiques de l’émotion de la fiction”, réfléchit à la notion de “cas de conscience” en littérature et à la façon dont certains textes littéraires posent une “question de vie ou de mort”. L’émotion joue alors comme “opérateur de visibilité éthique”, et ouvre un espace de débat, “en obligeant à voir un problème qui était déjà là, mais qu’on ne se posait pas”. En analysant les phénomènes de l’“hyper-pathos” dans Quatre-vingt-treize et Les Misérables de Hugo, mais aussi dans Les Justes de Camus, elle souligne le risque que comporte en elle-même l’émotion en régime littéraire : “Celui d’argumenter trop loin” et de “brouiller la perception rationnelle des enjeux”. La démonstration est fine, documentée, intelligente et permet une réelle réflexion sur la valeur éthique de l’émotion sur laquelle la fiction bâtit sa puissance.

La seconde partie du volume privilégie la diversité des perspectives d’ordre générique, dans des articles plus monographiques qui montrent comment poésie, autobiographie, essai et critique sollicitent chacun à sa manière, en une stratégie volontaire, un certain régime d’émotion.

Jenifer Robinson, dans sa réflexion sur “l’empathie, l’expression et l’expressivité dans la poésie lyrique”, se penchent sur les pratiques des poètes romantiques français et anglais, et montre que “l’expression n’est pas la même chose que l’expressivité”. Il est important de mesurer le degré d’expressivité de l’expression lyrique aux phénomènes d’empathie suscités par le poème, critère que l’auteur privilégie résolument, du moins dans le cadre de la lyrique romantique.

Michel Collot montre que cette question peut-être évaluée tout autrement dans “Cette émotion appelée poésie”, le titre de son article reprenant celui d’une causerie radiophonique de Pierre Reverdy publiée d’abord en 1950. L’opposition du poète à tout pathétique de l’émotion n’exclut pas l’“extraversion” lyrique. Prônant, conformément à l’étymologie, une conception essentiellement dynamique de l’émotion, la poésie de Reverdy est un “lyrisme de la réalité” : “Car le poète est un four à brûler le réel. De toutes les émotions brutes qu’il reçoit, il sort parfois un léger diamant d’une eau et d’un éclat incomparables. Voilà toute une vie comprimée dans quelques images et quelques phrases” .

Élisabeth Rallo Ditche montre pour sa part que, dans le roman Daniel Deronda, la romancière anglaise George Eliot a voulu faire du “langage musical”, et plus précisément de la voix (“chantée et parlée”), non seulement le vecteur des émotions de l’individualité moderne, mais aussi la “condition de sa qualité morale”. L’analyse est précise, argumentée et menée de façon très convaincante.

Loin de ce pathos moral, Georges Perec met “les affects entre parenthèses” dans W. ou le souvenir d’enfance, comme le montre Maryline Heck en reprenant les analyses de Philippe Lejeune dans La Mémoire et l’oblique. Cette “neutralité du style” n’empêche pas la profondeur de l’émotion. C’est le paradoxe de la “voix blanche” que neutralise précisément un “trop plein d’émotions”. Cette contrainte va sans doute au-delà de ce que J.-B. Pontalis, qui fut l’analyste de Perec, appelle son “oulipisme”, et se révèle plutôt comme “l’indice de la puissance de l’affect”. Même si la démonstration est bien illustrée, elle constitue plutôt une synthèse d’autres travaux sur ce récit de soi fascinant, sans apporter d’éléments réellement nouveaux.
Élisabeth Carlonne-Arlyck s’intéresse également à des œuvres qui appartiennent à des espaces autobiographiques : celles de Jacques Roubaud et de W.G. Sebald, où elle analyse la “mélancolie mobile”, entre “humeur et émotion”. Dans un commentaire très sensible et une réflexion comparatiste solide, elle montre que, “une fois l’émotion perdue”, il reste “l’humeur de la perte, la mélancolie”.

L’article final de Frédérique Toudoire-Surlapierre sur “Critiques de l’émotion”, est tout à fait remarquable, puisqu’elle s’intéresse à la façon dont la critique littéraire joue sur les deux tableaux de l’émotion et de la puissance, en profitant du “désir toujours latent d’institutionnalisation des émotions de lecture” et en tirant d’elle sa notoriété, ses valeurs et ses codes. S’appuyant sur des textes de Sartre, Barthes et Doubrovsky, l’auteur de l’article montre l’efficacité stratégique et la dimension pulsionnelle que revêt l’alliance entre émotion et raison, génératrice de pensée critique. Organisée autour de la lecture critique de Britannicus, la démarche est passionnante.

Il ne faudrait pas voir dans ce volume le symptôme d’un moment post-idéologique ou post-théorique de la littérature. Il s’agit de penser la spécificité de l’œuvre de réflexion et d’action de la littérature, en revenant sur le vocabulaire classique des passions et des humeurs, et en observant le réemploi moderne de concepts comme l’empathie, la catharsis ou l’identification. D’une grande valeur scientifique, les contributions de ce volume font dialoguer la littérature avec d’autres savoirs : la philosophie, la sociologie, l’anthropologie, mais aussi les neurosciences ou la psychologie. C’est sans doute dans ce dialogue avec ses ailleurs que la littérature peut répondre à la formule pleine d’humour de Jules Renard, évoquant "un homme sans cœur qui n’a eu que des émotions littéraires”, ce qui, à en croire la belle réflexion menée dans ce livre, n’est déjà pas si mal…

Livre : Du spirituel dans l’art » de Kandisky Théorie de la vibration de l’âm

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Publié le 13 Février 2014

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Publié le 12 Février 2014

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