Publié le 7 Mai 2014

Transfert émotionnel et contre-transfert

Transfert, terme utilisé en psychothérapie pour décrire la réaction émotionnelle d'un patient à l'égard du thérapeute.

Origine du concept

Ce terme englobe à la fois la projection (déplacement) sur le thérapeute de pensées et de sentiments éprouvés initialement par le patient à l'égard de personnes ayant joué un rôle fondamental dans son enfance et la réaction émotionnelle du patient aux pensées et sentiments qu'il attribue au thérapeute. La plupart du temps, le patient éprouve d'abord l'état affectif transféré pour ses parents ou des personnes proches de lui, appartenant généralement mais pas systématiquement à son enfance.

Le transfert ne se produit pas uniquement en psychothérapie. Il s'agit d'un phénomène particulièrement répandu dans les premiers stades d'une relation et qui diminue au fur et à mesure que la personnalité de l'autre apparaît plus clairement. L'exemple le plus frappant de transfert est l'état amoureux. La personne aimée est alors idéalisée et parée de qualités appartenant à une personne, souvent un parent, ayant beaucoup compté dans la vie de celui qui aime. Avec le temps émerge une image plus objective de la vraie nature de l'être aimé.

En psychanalyse, le patient parvient à résoudre des conflits nés de traumas trouvant leur origine dans la petite enfance, grâce à l'analyse de l'expérience transférée. L'accent est mis sur la compréhension de l'origine des problèmes d'un individu. Dans d'autres formes de psychothérapie, l'accent est mis davantage sur le sentiment de bien-être du patient et sa capacité à changer. Il s'agit plus précisément d'aider le patient à acquérir une plus grande indépendance et des moyens d'affronter des situations génératrices d'angoisse.

………………………………………..

Le terme de «!transfert!» fut utilisé pour la première fois par Sigmund Freud, au début de l'histoire de la psychanalyse. Selon lui, le processus entravait l'émergence de souvenirs refoulés et limitait l'objectivité. Plus tard, il considéra le transfert comme un élément central pour les interprétations et l'objectivité de l'analyste : il affirma que le patient parvenait à comprendre la signification de son comportement névrosé en transférant sur l'analyste des émotions éprouvées antérieurement. Freud décrivit ce phénomène comme l'interprétation de transfert. La relation du patient à l'analyste comme à un parent, par exemple, est appelée relation de transfert, et l'expérience émotionnelle de cette relation, vécue par le patient, s'appelle la névrose de transfert. La psychothérapie humaniste et comportementale reconnaît le transfert mais ne cherche pas à l'utiliser.

Contre-transfert

Ce terme fait référence à la réaction émotionnelle du thérapeute à l'égard du patient. Il peut être considéré comme un obstacle au processus thérapeutique, dès lors que les conflits non résolus du thérapeute sont introduits dans sa relation avec le patient, ce qui conduit à une réduction de la capacité d'objectivité du thérapeute. On parle alors de contre-transfert «!anormal!» ou «!actif!».

Les émotions suscitées chez un thérapeute ayant conservé une certaine objectivité peuvent être considérées comme ayant été induites par le patient. Ce type de lien, qui trouve souvent son origine dans le passé du patient, peut alors servir de base d'interprétation et être utilisé au service du processus thérapeutique. Ce type de contre-transfert est appelé «!réactif!».

Le contre-transfert réactif peut ensuite être divisé en deux types, complémentaire et concordant. Dans le premier cas, les sentiments sont complémentaires!; par exemple, le patient éprouve de la peur tandis que le thérapeute se sent protecteur. Dans le type concordant, le thérapeute ressent la même chose que le patient : par exemple, le thérapeute a peur lorsque le patient a peur. Dans ce dernier exemple, les sentiments de contre-transfert sont dus à l'identification ou à l'empathie du thérapeute vis-à-vis du patient.[1]

[1]"Transfert," Encyclopédie® Microsoft® Encarta 97. © 1993-1996 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Transfert:

Selon le domaine dans lequel nous sommes, la notion de transfert peut avoir des définitions différentes comme :

En psychologie expérimentale, le transfert d’apprentissage ou de compétence désignent le report d’un savoir ou d’un savoir faire acquis dans un domaine particulier sur une autre activité. Dans le monde du travail, nous parlerons de compétences transférables dans l’évolution du salarié dans l’entreprise (par exemple, la capacité d’un individu à communiquer et à faire preuve d’empathie dans un poste de technicien après vente peut être transférable dans un poste de vendeur).

En psychanalyse, le transfert désigne le déplacement d’affects vers le psychanalyste. Très utile en psychanalyse comme en psychothérapie, le transfert permet au « psy » de mettre à jour les désirs refoulés des patients, comme le découvrit et le décrit Freud lorsqu’il traitait une de ses patientes qui projetait sur lui des sentiments amoureux qui ne lui étaient pas à l’origine destinés. Il peut être positif ou négatif, selon que le report est favorable ou hostile.

En psychothérapie, le transfert consiste, pour le patient, à réactiver des situations souvent refoulées, et les projeter sur le thérapeute pour qu’il puisse traiter les effets des émotions qui y sont liées. La première phase consiste, pour le thérapeute, à aménager le transfert pour repérer et comprendre les affects reportés, et d’aménager en conséquence la thérapie (méthode, durée, fréquence…). La deuxième phase permet quand à elle de résoudre le transfert, c’est à dire de modifier les affects du présent liés au passé.

« Par exemple, dans le cas de stress post traumatique, la peur irraisonnée d’une détonation (un pétard du 14 juillet) peut pousser un sujet qui a été choqué par la guerre, à plonger se réfugier sous la table du salon pour se protéger. L’aménagement du transfert va permettre de comprendre et d’évaluer la situation d’origine, grâce notamment à l’anamnèse1, pour mieux comprendre les affects qui y sont liés, pour enfin résoudre le transfert en provoquant la « catharsis2 » et en déconnectant ensuite les émotions liées au bruit de détonation. »

Kohut3 décrit plusieurs types de transfert :

  • Le transfert en miroir → rechercher l’approbation du thérapeute,

  • Le transfert idéalisant → se sentir compris et protégé par une personne qui suscite l’admiration,

  • Le transfert à alter égo → être comme l’autre, se sentir accepté.

Pourquoi la notion de transfert est-elle primordiale en psychothérapie ?

Tout d’abord considéré comme un obstacle à l’analyse, Freud s’est très vite aperçu que ce report d’affect est en fait le carburant même de l’analyste. C’est en étudiant les désirs originels refoulés, souvent dans la petite enfance, que le thérapeute pourra résoudre les problèmes du patient. C’est parce que le thérapeute va servir de « porte manteau » affectif qu’il pourra analyser et résoudre les problèmes de son patient. Les différents rôles que lui fera jouer son patient, de même que les émotions qui y seront associées, l’aideront à replonger le patient à la genèse du problème pour qu’il puisse se débarrasser des émotions et des comportements qui nuisent à son épanouissement.

Néanmoins, selon les individus, certaines nuances existent dans les définitions du transfert. Pour Lacan il est « symbolique » ou « imaginaire », le premier n’étant autre que « l’amour qui s’adresse au savoir » (sachant que l’analyste est supposé savoir) , le second étant un obstacle où le sujet résiste, ce qui l’empêche d’avancer. Pour Carl Gustav Jung, le transfert est un phénomène naturel dans la relation entre deux personnes qui va au delà du concept de « névrose de transfert » décrite par Freud. De plus, selon Jung, le transfert n’est pas à sens unique, c’est un mouvement à double sens qui implique autant l’analyste que le patient. Pour Jung, enfin, la notion de contre-transfert n’a pas le même sens que chez Freud dans la mesure ou elle se définie uniquement dans le cas où le thérapeute, par ses réactions, fait obstacle à la poursuite du processus d’analyse.

Ceci m’amène à donner un exemple qui illustre l’approche Jungienne : Je regarde parfois une émission télévisée qui s’intitule « Dans les yeux d’Olivier » ou le journaliste n’hésite pas à partager les émotions des gens qu’il interviewe, et il lui arrive de verser une larme lorsque la situation est particulièrement bouleversante ; c’est le seul, à ma connaissance, qui sait être connecté avec l’autre à ce point. Le résultat est que les gens se livrent beaucoup plus que dans n’importe quelle autre émission, l’empathie « vraie » favorisant la confiance. Je suis moi-même convaincu, grâce à mes différentes expériences en management et coaching, que la notion de « distance », qu’elle soit thérapeutique ou fonctionnelle dans le management, n’est pas indispensable, voir même souhaitable, il faut simplement « ne pas souffrir avec », ce qui devient contre-productif, en thérapie, comme en management ou coaching. Mes meilleures résultats de manager ont été atteints parce que j’avais brisé toutes les barrières, entre moi et les membres de mon équipe, qui m’empêchaient d’avancer avec eux. Si le thérapeute analyse et guide, il n’en est pas moins un homme qui doit se comporter comme un homme, tant qu’il oeuvre pour la progression du processus de guérison. Pour ma part, je considère qu’une distance physique trop importante, de même qu’un masque d’émotion peuvent être d’entrée des signes forts de contre-transfert de l’analyste, la peur de tomber dans un piège émotionnel étant forcément ressentie de façon non-verbal par le patient.

Le contre-transfert :

Définition :

Le contre-transfert est une projection inconsciente des affects du thérapeute, liés à son histoire personnelle, en réponse à ceux reportés par le patient sur lui. Considéré comme « le piège à éviter » selon Freud, il est important de ne pas tomber dans une spirale infernale ou les affects du patient alimentent les affects du thérapeute, ce qui briserait l’alliance thérapeutique.

Les signes annonciateurs d’un contre transfert :

  • Tendance à intervenir trop rapidement à cause d’une émotion d’un patient,

  • La contagion d’humeur où le thérapeute se cale sur celle de son patient,

  • L’irritation ressentie à cause des propos du patient.

Les causes possibles du contre-transfert peuvent être multiples :

  • D’ordre culturel (trop d’écart dans les valeurs et les références sociales et culturelles),

  • Schémas de pensées inconscients identiques entre le soignant et le soigné,

  • Rôle idéalisé du soignant,

  • Erreur de diagnostic dans la pathologie du patient,

  • Lien émotionnel avec le vécu du thérapeute,

  • Irritabilité pour des problèmes logistiques (règlement, retards…),

  • Pitié,

  • Problèmes personnels non résolus,

  • Compassion versus empathie (« souffrir avec » versus comprendre la souffrance),

  • Piège de la séduction (le thérapeute répond favorablement au report d’affect de désir de son patient),

Pourquoi est-il indispensable que le psychothérapeute maîtrise totalement son contre-transfert ?

Comme je l’ai expliqué précédemment, seule une alliance thérapeutique saine peut aider le patient à progresser dans son processus de guérison. Des difficultés à mettre en place une relation empathique, dues à un contre-transfert du thérapeute, menace directement tout processus de guérison.

Comment le psychothérapeute peut-il anticiper le contre-transfert ?

Selon Charly Cungi4, un thérapeute doit être vigilant lors d’un rapport collaboratif avec un patient, et il propose les trois observations permanentes du thérapeute à travers son approche dite de la technique du « petit vélo » :

En d’autres termes, à chaque fois que le thérapeute communique verbalement ou comportementalement, il dois se demander à l’avance si sa réponse au stimulus du patient est de nature cognitive ou émotionnelle. Si elle part d’un sentiment ou d’une croyance, le thérapeute devra la reconsidérer avant de la transmettre. Seule un contre-transfert complémentaire éventuel pourra répondre à une attente souhaitée du patient, dans le but de maintenir le lien thérapeutique. Néanmoins, même s’il répond à une attente, ce contre-transfert devra être résolu.

Il est bien évident que si le thérapeute se doit de contrôler l’alliance thérapeutique, il n’en reste pas moins un homme qui reçoit les affects de ses patients, et il n’est pas toujours facile de ne pas se sentir « touché » par certaines histoires. Ce sac à dos émotionnel se rempli donc à chaque séance un peu plus, et le thérapeute doit à son tour pouvoir vider ce sac, pour qu’il ne le transfert pas à nouveau chez ses patients. C’est la raison pour laquelle tout thérapeute sérieux est supervisé, d’une part pour partager les cas complexes, d’autre part pour vider le trop plein émotionnel accumulé. Il va sans dire, en fonction du vécu du thérapeute, qu’il aura résolu ses propres problèmes personnels, en suivant une thérapie, avant même d’exercer.

-3- Conclusion :

Transfert et contre-transfert, sujet bien complexe lorsque l’on sait que le but d’une vie est de répondre favorablement à des besoins, en fonction des stimuli qui nous sollicitent, les besoins étant eux-mêmes très souvent guidés par notre motivation à répondre à nos désirs pour le plaisir qu’ils provoquent. Ce besoin de plaisir pousse le patient à projeter très souvent l’image de la mère ou du père sur son thérapeute pour que celui-ci réponde favorablement à ses stimuli. Comment ne pas penser que ces stimulations déclencheront automatiquement des réflexes inconditionnels chez un thérapeute qui a forcément lui aussi ses propres zones d’ombre ? Ces dernières années j’ai rencontré beaucoup de thérapeutes et de psychanalystes à travers les différents stages que j’ai effectués. J’ai été stupéfait de constater dans quel état émotionnel sont ces gens, malgré l’image qu’ils/elles pensent montrer, malgré les belles paroles « théoriques » concernant la distance thérapeutique. Pour ma part, j’aime à penser que je ne suis qu’un homme conscient de mes faiblesses, et j’essaie d’accompagner, du mieux que je peux, les patients que je choisis, tant que l’alliance thérapeutique favorise le processus de guérison.

1: Ensemble des informations biographiques d’un sujet (familiale, médicale, professionnelle, conjugale, scolaire…) qui permettent de mieux comprendre la genèse d’un problème psychologique.

2: Fait de libérer les émotions refoulées.

3: Heinz Kohut (3 mai 1913 – 8 octobre 1981) est un psychanalyste américain né à Vienne (Autriche) qui a contribué massivement à la psychologie du Self.

4: Charly Cungi est surtout reconnu comme psychothérapeute spécialisé en thérapie comportementale et cognitive des problèmes de dépendances et a publié des articles scientifiques des manuels professionnels et des livres grand public reconnus. Il est membre fondateur et président d’honneur de l’Afforthecc (Association Francophone de Formation et de recherche en Thérapie comportementale et Cognitive) et directeur de l’enseignement de l’Ifforthecc (Institut francophone de formation et de recherche en thérapie comportementale et cognitive)

https://www.logpatethconsulting.homeip.net/blogphil/?p=13

Transfert émotionnel et contre-transfert

Je ne suis pas ton père!
(Le rôle de l'interlocuteur dans le transfert)

Table des matières

  • Introduction
    A- Comment on peut résoudre un transfert
    B- Conditions utiles à l’interlocuteur C- Le contre-transfert de l’interlocuteur Conclusion
    1. Être informé de la présence du transfert
    2. Être informé de son rôle potentiel
      • Se respecter totalement et en tout temps
      • Éviter d'aplanir les risques
      • S'abstenir de réparer l'oeuvre des parents
    3. Être informé chaque fois que le transfert est en jeu
    4. Disposer des capacités émotionnelles pertinentes
      • Oser se fier à son instinct
      • Accepter de frustrer l'autre pour se respecter
      • Être relativement à l'aise dans l'intensité émotionnelle
    1. Qu'est-ce qu'un contre transfert
    2. Comment reconnaître son contre-transfert
    • Pour alléger le texte, j'appellerai "protagoniste" la personne en transfert et "interlocuteur" celle qui est l'objet de ce transfert.
  • quelle sorte de coopération l'interlocuteur peut-il offrir et
  • en quoi celle-ci est-elle importante pour ne pas neutraliser le transfert ?
  • d'en reconnaître l'existence
  • de l'accepter
  • d'oser en être expressif
  • et de prendre les risques nécessaires pour le combler.
  • 1. Être informé de la présence du transfert
  • 2. Être informé de son rôle potentiel
  • Se respecter totalement et en tout temps
  • Je l'embrasse lorsque j'ai envie de le faire et non lorsqu'il me le demande. Si j'en ai envie lorsqu'il me le demande, je demeure fidèle à moi-même en répondant. Si je le fais pour lui éviter de vivre mon refus ou ma passivité comme un rejet, alors je suis en train de me mettre à son service et, par le fait-même, de nuire à sa démarche.
  • "Je sais que lorsque tu te mets au lit avant moi tu t'attends à ce que te rejoignes, mais jamais tu me le dis. Par contre, ta froideur irradie la chambre lorsque je n'obtempère pas à ta demande silencieuse. Elle s'étend à toute la maison le lendemains et je dois subir ton hostilité. Il t'arrive même de bouder durant plusieurs jours. Je ne suis pas débile! Je sais bien que tu me punis de n'avoir pas répondu à ton attente. Qu'à cela ne tienne! Je ne prendrai pas la responsabilité de deviner tes besoins et de t'épargner le risque de les prendre en charge. (Voir "L'hostilité" )
  • Éviter d'aplanir les risques
  • Françoise prend son courage à deux mains pour enfin exprimer à son mari son besoin de reconnaissance. Elle lui dit combien elle l'estime et à quel point son jugement sur ce qu'elle est et sur ce qu'elle fait est important pour elle. Elle lui demande de la féliciter et de souligner ses "bons coups" chaque fois qu'elle en aura besoin.

    Elle sera évidemment déçue car Rémi ne pourra pas répondre à son attente "chaque fois qu'elle en aura besoin". Ceci la mettra en rage et l'entraînera dans des querelles stériles.
  • S'abstenir de réparer l'oeuvre des parents
  • Toute ma vie avec elle j'ai tenté de compenser pour son passé de petit être maltraité en l'aimant et en la choyant par tous les moyens. Elle a été non seulement au centre de ma vie, mais au centre de toute notre famille. Pourtant, plus souvent qu'autrement elle se montrait méchante à mon égard. Je le tolérais et taisais ma souffrance car je comprenais qu'elle déversait sur moi sa souffrance du passé. Avec le temps, elle est devenue de plus en plus égocentrique et exigeante. Je l'ai finalement quittée avec l'impression d'avoir sacrifié vainement vingt ans de mon existence. Quelle tristesse!
  • 3. Être informé chaque fois que le transfert est en jeu
  • 4. Disposer des capacités émotionnelles pertinentes
  • Oser se fier à son instinct
  • Accepter de frustrer l'autre pour se respecter
  • Être relativement à l'aise dans l'intensité émotionnelle
  • 1. Qu'est-ce qu'un contre transfert
  • Annie travaille à devenir plus autonome. Au lieu d'acquiescer automatiquement aux dires d'Antoine et d'adopter ses opinions, comme elle a toujours fait, elle discute, s'oppose, émet ses propres opinions. Le changement d'Annie irrite Antoine. L'effacement, la docilité et la malléabilité d'Annie font partie des traits qui l'avaient d'abord attiré. Ces mêmes qualités ont ensuite contribué à la conservation d'un certain équilibre dans la relation. Jusque-là, l'attitude de sa femme confortait à Antoine dans le rôle qu'il avait joué dans sa famille d'origine: celui d'idole de sa mère. Il jouissait auprès de cette dernière d'un statut particulier: celui de détenteur de la vérité. Et ce pouvoir surfait lui donnait l'impression d'être "quelqu'un".

    L'équilibre est maintenant rompu par la démarche de changement d'Annie. La perte de pouvoir sur elle ébranle son impression d'être "quelqu'un". Le travail de résolution du transfert d'Annie le menace donc au plus haut point.

    Pour se protéger il tente d'abord de dissuader Annie de poursuivre sa psychothérapie, dénigrant à la fois la formule et le psychothérapeute. Puis il se met à réagir violemment lorsqu'Annie affiche son désaccord ou lui adresse une critique. Comme ses colères ne réussissent pas à neutraliser Annie, il se met à la dénigrer, pour miner sa confiance en elle et obtenir ainsi qu'elle redevienne plus passive. Cette tactique a déjà été efficace dans leur relation, mais elle provoque maintenant d'intenses réactions chez Annie et elle engendre des querelles d'une ampleur jamais vécue entre eux. Ces disputes donnent lieu à de longues bouderies d'Antoine.
  • 2. Comment reconnaître son contre-transfert
  • Luce fuit systématiquement tout homme qui lui plaît et qui s'intéresse à elle. Elle s'empresse de lui trouver des défauts qui la justifient de s'esquiver.
    • Michelle Larivey, psychologue
      Ressources en Développement
    • http://www.redpsy.com/infopsy/pastonpere.html

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Psychologie

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Publié le 7 Mai 2014

Lao-Tseu. Tao-Tö King
64 Lao-tseu
LXIV - 1 - Ce qui est en repos est facile à maintenir ce qui n'est pas esquissé est facile à projeter ce qui est frêle est facile à briser, ce qui est menu est facile à disperser.
LXIV - 2 - Empêchez le mal avant qu'il ne soit, mettez de l'ordre avant que n'éclate le désordre.
LXIV - 3 - Un arbre énorme est né d'une racine aussi fine qu'un cheveu; une tour de neuf étages s'est édifiée sur un tas de terre; un voyage de mille lieues a commencé par un pas.
LXIV - 4 - Celui qui agit échoue, celui qui prend perd.
LXIV - 5 - C'est pourquoi le Saint-Homme n'agit pas et il n'échoue pas. Il ne prend pas et il ne perd rien.
LXIV - 6 Lorsque le vulgaire entreprend une affaire, il échoue, d'ordinaire, lorsqu'il est sur le point de réussir. Soyez attentifs à la fin comme vous l'êtes au commencement.
LXIV - 7 - Voilà pourquoi le Saint-Homme n'a d'autre désir que d'être sans désirs. Il fait son étude de ne pas étudier. Il remédie aux excès des hommes en aidant les dix mille êtres à être eux-mêmes, mais sans se permettre d'agir.
http://wing-chun.fr/tao-te-king-livre-gratuit/

Quelques exemples de Yin et de Yang:


Yin        Yang
 La lune         Le soleil
 L'hiver         L'été
 L'eau         Le feu
 Le nord     Le sud
 Le froid     Le chaud
 La nuit         Le jour
 Le féminin     Le masculin
 La mère     Le père
 Le passif     L'actif
 Le négatif     Le positif
 La réception     Le don
 Le sentiment     L'action
 L'affect         La réflexion
 Le profond     La surface
 Le noir         Le blanc
 Le sombre     Le clair
 L'obscurité     La lumière
 L'intérieur     L'extérieur
 Le caché     L'apparent
 L'espace     Le temps
 Le bas         Le haut
 La droite     La gauche
 Le doux     Le dur
 Le souple     Le raide
 Le manifesté     Le non-manifesté
 Le tangible     L' intangible
 Le geste     La pensée
 Le réel         Le virtuel
 Pair         L'impair
 La matière     L'énergie
 La quantité     La qualité
 La substance     L'essence

Ce tableau montre bien a quel point le Yin et le Yang sont complémentaire et indissociable. Il semble impossible d’en imaginer un sans l’autre. Bien entendu il y a encor un grand nombre d’exemple montrant cela il vous suffit de regarder autour de vous et vous en trouverez beaucoup.

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Psychologie, #Equilibres

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Publié le 29 Avril 2014

Répartition géographique des FéesRépartition géographique des Fées
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Poèmes et chansons à découvrir sur le sie d'OkadalinaPoèmes et chansons à découvrir sur le sie d'Okadalina
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http://ferme-de-lancizolle.over-blog.com/article-le-village-des-fees-lutins-et-autres-trolls-75600560.html
http://ferme-de-lancizolle.over-blog.com/article-le-village-des-fees-lutins-et-autres-trolls-75600560.html

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 Christine Castelain Meunier, Le ménage, la fée, la sorcière et l'homme nouveau, Stock, coll. « Essais - Documents », 2013. Le second chapitre, « La sorcière et la fée du logis. Moins sœurs ennemies qu’avant ? », s’articule essentiellement autour d’un objet : le balai. Après une étymologie et une définition poussée de l’outil emblématique du ménage, l’auteure expose ses deux égéries qui sont la fée du logis et la sorcière. De manière ludique, Christine Castelain Meunier met en opposition ces deux figures. D’une part, peu féministe et soucieuse de son apparence, « la fée du logis » représente la femme traditionnelle adepte du ménage, qui anime seule l’ « âme du foyer » et s’occupe des enfants. En somme, la femme d’intérieur parfaite qui fait régner à la baguette l’ordre domestique. De l’autre, marginale et indépendante, « la sorcière » saute sur son balai pour fuir le quotidien et le désordre qu’elle sème. Elle représente la femme active et moderne, célibataire ou libérée de la vie familiale, qui jongle entre vie privée et vie professionnelle. Peut-être plus fainéante en matière de ménage, la sorcière est résolument plus soucieuse de l’environnement que sa consœur. Dès lors, quand l’une symbolise la tradition, l’autre résiste à la « hiérarchie de valeur convenue ». L’auteure use de ces personnages pour mettre en lumière la diversité des réactions et le déplacement des lignes, des normes et des aspirations des femmes.

Christine Castelain Meunier, Le ménage, la fée, la sorcière et l'homme nouveau, Stock, coll. « Essais - Documents », 2013. Le second chapitre, « La sorcière et la fée du logis. Moins sœurs ennemies qu’avant ? », s’articule essentiellement autour d’un objet : le balai. Après une étymologie et une définition poussée de l’outil emblématique du ménage, l’auteure expose ses deux égéries qui sont la fée du logis et la sorcière. De manière ludique, Christine Castelain Meunier met en opposition ces deux figures. D’une part, peu féministe et soucieuse de son apparence, « la fée du logis » représente la femme traditionnelle adepte du ménage, qui anime seule l’ « âme du foyer » et s’occupe des enfants. En somme, la femme d’intérieur parfaite qui fait régner à la baguette l’ordre domestique. De l’autre, marginale et indépendante, « la sorcière » saute sur son balai pour fuir le quotidien et le désordre qu’elle sème. Elle représente la femme active et moderne, célibataire ou libérée de la vie familiale, qui jongle entre vie privée et vie professionnelle. Peut-être plus fainéante en matière de ménage, la sorcière est résolument plus soucieuse de l’environnement que sa consœur. Dès lors, quand l’une symbolise la tradition, l’autre résiste à la « hiérarchie de valeur convenue ». L’auteure use de ces personnages pour mettre en lumière la diversité des réactions et le déplacement des lignes, des normes et des aspirations des femmes.

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Atelier d'écriture Fée

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Publié le 29 Avril 2014

Dossier:Fées et sorcières: poèmes, potions - celtes et gaulois
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potions à lire dans le fichier Potions magiques.pdf
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Albums sur le thème des sorcières. Fabriquer un grimoire de sorcière

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Ecrire des recettes de sorcières un jeu de l'oie sur les ingredients des recettes de sorcière par Titicole

Ecrire des recettes de sorcières le projet sorcellerie (écrire des recettes et les presenter sous forme de grimoire) de lutin bazar

Ecrire des recettes de sorcières recettes en ligne:pour transformer les gens en nuage, devenir intelligent, potion d'amour...sur AC Martinique

Ecrire des recettes de sorcières recettes en ligne par l'école de Marlieux (01): potion pour rendre heureux, transformer les gens en dinosaure...

Ecrire des recettes de sorcières recettes en ligne: pour fabriquer un lingot d'or, faire parler une chauve-souris, faire voler un éléphant...par l'ecole de Mesnil-jumieges

Ecrire des recettes de sorcières formules magiques par l'école de Marlieux

http://www.jardinalysse.com/ecrire-des-recettes-de-sorcieres-a18585843

Ils étaient en quête des pouvoirs surnaturels que donne l'éveil. Dans leurs universités, les initiations par le feu du ciel étaient chose courante. A chaque pleine lune, de nombreuses cérémonies rassemblaient une foule énorme d'initiés et de badauds. Pour parvenir à l'extase et aux visions, tous les moyens étaient bons. Les drogues et potions magiques étaient monnaie courante : la plus célèbre est sans doute l'hydromel, que le Bretons nomment chouchen.

eden-saga

Les anciens Celtes usaient de drogues psychédéliques qui nous tueraient net tant leur puissance était grande. Ils recherchaient la violence et l'intensité des effets sur leur esprit, quitte à prendre tous les risques.

Les anciens Celtes usaient de drogues psychédéliques qui nous tueraient net tant leur puissance était grande. Ils recherchaient la violence et l'intensité des effets sur leur esprit, quitte à prendre tous les risques.

De nombreux cataclysmes cosmiques ont émaillé la longue saga de l'espèce humaine. D'ailleurs quels risques prenaient-ils, à part celui de mourir empoisonné ou de devenir complètement fou ?? Comme chacun sait, les Gaulois n'avaient peur que d'une seule chose : que le ciel leur tombe sur la tête. Cette crainte était loin d'être stupide; la chose étant déjà arrivée à plusieurs reprises - chute de météorites ou autres cataclysmes dont les druides avaient soigneusement conservé la mémoire. Ainsi donc les Gaulois ne craignaient pas la mort. Ni la souffrance.

Ce qui ne les tuait pas les rendait plus forts. Les Gaulois n'avaient peur de rien. Quel trésor vivant rapportaient-ils, à peine dégrisés, vers la lointaine péninsule armoricaine ? Disposés serrés sur lit de tourbe, leurs chars croulaient sous des couches

Les champignons de l'espèce Amanita Muscaria. L'amanite tue-mouche, vous savez bien, le champignon des Schtroumpfs, au joli chapeau rouge à points blancs. L'inverse de celui de Tintin sur son île mystérieuse. Il a l'air tout mignon, tout rigolo avec son joli chapeau, il est mortel. Les champignons de l'espèce Amanita Muscaria. L'amanite tue-mouche, vous savez bien, le champignon des Schtroumpfs, au joli chapeau rouge à points blancs. L'inverse de celui de Tintin sur son île mystérieuse. Il a l'air tout mignon, tout rigolo avec son joli chapeau, il est mortel. Les champignons de l'espèce Amanita Muscaria. L'amanite tue-mouche, vous savez bien, le champignon des Schtroumpfs, au joli chapeau rouge à points blancs. L'inverse de celui de Tintin sur son île mystérieuse. Il a l'air tout mignon, tout rigolo avec son joli chapeau, il est mortel.

Les champignons de l'espèce Amanita Muscaria. L'amanite tue-mouche, vous savez bien, le champignon des Schtroumpfs, au joli chapeau rouge à points blancs. L'inverse de celui de Tintin sur son île mystérieuse. Il a l'air tout mignon, tout rigolo avec son joli chapeau, il est mortel.

le chouchen était une boisson psychédélique et hallucinogène élaborée selon une recette fort originale. A la pleine lune, une jarre pleine d'alcool de pomme ou de blé était installée sous une ruche sauvage, toute bourdonnante d'abeilles. Coupant la racine de la ruche, le druide la faisait choir dans l'alcool et la jarre était aussitôt bouchée hermétiquement à la cire. Pendant une lune entière, la ruche marinait dans l'alcool fort. La ruche avec son miel, ses abeilles et leur venin.
le chouchen était une boisson psychédélique et hallucinogène élaborée selon une recette fort originale. A la pleine lune, une jarre pleine d'alcool de pomme ou de blé était installée sous une ruche sauvage, toute bourdonnante d'abeilles. Coupant la racine de la ruche, le druide la faisait choir dans l'alcool et la jarre était aussitôt bouchée hermétiquement à la cire. Pendant une lune entière, la ruche marinait dans l'alcool fort. La ruche avec son miel, ses abeilles et leur venin.

le chouchen était une boisson psychédélique et hallucinogène élaborée selon une recette fort originale. A la pleine lune, une jarre pleine d'alcool de pomme ou de blé était installée sous une ruche sauvage, toute bourdonnante d'abeilles. Coupant la racine de la ruche, le druide la faisait choir dans l'alcool et la jarre était aussitôt bouchée hermétiquement à la cire. Pendant une lune entière, la ruche marinait dans l'alcool fort. La ruche avec son miel, ses abeilles et leur venin.

On imagine qu'en sirotant cette marinade, nos ancêtres les Gaulois s'envoyaient en l'air au sens propre comme au figuré. L'usage de cette potion magique était très encadré, ritualisé, et l'ivresse était toujours consacrée à une quête intérieure. Un véhicule spirituel, pris en charge par des druides, des moines ou des chamanes, et visant à l'éveil. Ou tout au moins, à la quête de vision, comme cela se pratique encore avec l'ayahuasca. Je me suis laissé dire que dans les Goas, nos jeunes retrouvent avec délices cette pratique de transe sacrée. Certains musiciens ont en effet le don chamanique de maître de transe. Depuis le soufi Mevlana, les derviches tourneurs pratiquent cette transe musicale, avec ou sans danse. C'est l'aboutissement ultime des techniques spirituelles, bien supérieur à la méditation silencieuse et immobile.

Les Celtes tissaient les plus belles étoffes et ciselaient les plus beaux bijoux. Leur réputation de raffinement et de culture n'était plus à faire chez les peuples voisins. Tandis que les élégantes de toute l'Europe se ruinaient pour les fanfreluches made in Gaule, leurs maris s'y pressaient pour étudier dans les universités druidiques. Les druides y diffusaient un enseignement oral en plein air, au pied des mégalithes. Car tous les Celtes n'étaient pas des fashion victims. Leur but ultime était d'un autre ordre, non matériel.

Ils étaient en quête des pouvoirs surnaturels que donne l'éveil. Dans leurs universités, les initiations par le feu du ciel étaient chose courante. A chaque pleine lune, de nombreuses cérémonies rassemblaient une foule énorme d'initiés et de badauds. Pour parvenir à l'extase et aux visions, tous les moyens étaient bons. Les drogues et potions magiques étaient monnaie courante : la plus célèbre est sans doute l'hydromel, que le Bretons nomment chouchen.

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Publié le 29 Avril 2014

Dossier:Fées et sorcières (Salem)

Sorcières de SALEM

SALEM

Salem Village constituait en lui-même un microcosme² d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits.


Une autre thèse, affirme que ces personnes étaient atteintes de la maladie de ²Huntington2,3,4.

²Le microcosme, c'est "l'homme en tant que résumé, synthèse et splendeur du monde avec lequel on peut établir des correspondances terme à terme (pieds = Signe des Poissons, veines = fleuves, par exemple), à l'intérieur de cette analogie générale" entre homme et monde1.
Dans un sens plus moderne, "microcosme" désigne un abrégé, une image réduite du monde ou de la société, ou un petit groupe ("le microcosme politique", par exemple).

²La maladie de Huntington (parfois appelée chorée de Huntington) est une maladie héréditaire et orpheline, qui se traduit par une dégénérescence neurologique provoquant d’importants troubles moteurs et cognitifs, et, dans les formes les plus graves, la perte de l’autonomie et la mort:
*symptômes moteurs (mouvements irrépressibles de type « chorée », troubles de l’équilibre, difficultés de l’appareil phonatoire avec notamment troubles de l’élocution et de la déglutition) ;
*symptômes cognitifs (troubles de la mémoire, difficultés à organiser les tâches multiples, à manipuler les connaissances acquises, ralentissement du traitement de l'information, dégradation des facultés cognitives aboutissant à un syndrome de démence de type sous-corticale) ;
* symptômes psychiatriques (très grande variété de troubles possibles : anxiété, dépression, désinhibition, agressivité, agitation…).

Dossier:Fées et sorcières (Salem)

Tout sur l'histoire des Sorcières de Salem

Causes de l'hystérie

Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques.

La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste.
D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance voisine du LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.

La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son avenir serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la Guerre du Roi Philip : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.

Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits.


Une autre thèse, affirme que ces personnes étaient atteintes de la maladie de Huntington2,3,4.

Dossier:Fées et sorcières (Salem)

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Causes de l'hystérie

Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques.

La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste.
D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance voisine du LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.

La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son avenir serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la Guerre du Roi Philip : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.

Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits.


Une autre thèse, affirme que ces personnes étaient atteintes de la maladie de Huntington2,3,4.

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Publié le 29 Avril 2014

La fée Carabosse, la sorcière Rossak, d'Endor, La Belle au Bois Dormant, Blanche Neige
La fée Carabosse, la sorcière Rossak, d'Endor, La Belle au Bois Dormant, Blanche Neige
La fée Carabosse, la sorcière Rossak, d'Endor, La Belle au Bois Dormant, Blanche Neige
La Fée Carabosse, La fée Carabosse, ou simplement Carabosse, est une fée malfaisante, vieille, laide, méchante, et surtout bossue. De sa baguette jaillissent les mauvais dons1. La fée Carabosse, ou simplement Carabosse, est une fée malfaisante, vieille, laide, méchante, et surtout bossue. De sa baguette jaillissent les mauvais dons.  Dessin préparatoire réalisé par Léon Bakst en 1921 pour un costume du ballet La belle au bois dormant
La Fée Carabosse, La fée Carabosse, ou simplement Carabosse, est une fée malfaisante, vieille, laide, méchante, et surtout bossue. De sa baguette jaillissent les mauvais dons1. La fée Carabosse, ou simplement Carabosse, est une fée malfaisante, vieille, laide, méchante, et surtout bossue. De sa baguette jaillissent les mauvais dons.  Dessin préparatoire réalisé par Léon Bakst en 1921 pour un costume du ballet La belle au bois dormant
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La Fée Carabosse, La fée Carabosse, ou simplement Carabosse, est une fée malfaisante, vieille, laide, méchante, et surtout bossue. De sa baguette jaillissent les mauvais dons1. La fée Carabosse, ou simplement Carabosse, est une fée malfaisante, vieille, laide, méchante, et surtout bossue. De sa baguette jaillissent les mauvais dons. Dessin préparatoire réalisé par Léon Bakst en 1921 pour un costume du ballet La belle au bois dormant

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Publié le 29 Avril 2014

documentation sur les fées et les contes
Vous trouverz dans ce site toutes les informations sur l'histoire des contes de fée      http://expositions.bnf.fr/contes/indexim.htm

Vous trouverz dans ce site toutes les informations sur l'histoire des contes de fée http://expositions.bnf.fr/contes/indexim.htm

yuyo.free, ce que vous pouvez trouver sur l'origine des Fées
yuyo.free, ce que vous pouvez trouver sur l'origine des Fées

yuyo.free, ce que vous pouvez trouver sur l'origine des Fées

Morphologie du conte merveilleux, Fées historique. Mythe et légende... La fée des dents, le film. Une sorcière chez les fées, le livre.
Morphologie du conte merveilleux, Fées historique. Mythe et légende... La fée des dents, le film. Une sorcière chez les fées, le livre.
Morphologie du conte merveilleux, Fées historique. Mythe et légende... La fée des dents, le film. Une sorcière chez les fées, le livre.
Morphologie du conte merveilleux, Fées historique. Mythe et légende... La fée des dents, le film. Une sorcière chez les fées, le livre.
Morphologie du conte merveilleux, Fées historique. Mythe et légende... La fée des dents, le film. Une sorcière chez les fées, le livre.
Morphologie du conte merveilleux, Fées historique. Mythe et légende... La fée des dents, le film. Une sorcière chez les fées, le livre.

Morphologie du conte merveilleux, Fées historique. Mythe et légende... La fée des dents, le film. Une sorcière chez les fées, le livre.

La Belle au Bois Dormant

La Belle au Bois Dormant

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Publié le 29 Avril 2014

Dossier sur la manipulation mentale: les lectures
Dossier sur la manipulation mentale: les lectures
Dossier sur la manipulation mentale: les lectures

Parents manipulateurs

Publié le 29 septembre 2013 par Paul Theytaz

Christel Petitcollin est formatrice en communication et développement personnel, conférencière et écrivain. Spécialiste de la manipulation mentale, elle aborde aujourd’hui le thème inédit de la maltraitance des enfants par leurs parents manipulateurs en publiant son dernier essai Enfants de manipulateurs, comment les protéger ?

Quand on est manipulateur, on l’est avec tout le monde : sa famille, son conjoint, ses voisins, ses collègues, etc. Alors, par quel miracle ne le serait-on pas avec ses enfants ?

Le parent usurpateur ne développera jamais les compétences indispensables pour que l’enfant se construise : amour inconditionnel, protection, cadre sécurisant, écoute. Tout au plus sera-t-il ponctuellement dans la séduction et la corruption, mais le reste du temps, il sera égal à lui-même : critique, dévalorisant, destructeur et maltraitant.

Quels risques ? Quelles séquelles pour ces enfants manipulés ? Le but de l’auteur est d’offrir une mine de renseignements et d’outils pour tous les adultes qui interviennent dans la vie de ces enfants.

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Publié le 29 Avril 2014

Dossier sur la manipulation mentale 1/4: Quels leviers utilisent-ils?

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Publié dans #Manipulation mentale, #Psychologie

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Publié le 28 Avril 2014

"C’est l’objectif recherché de la manipulation qui détermine la dangerosité de la manipulation."

  1. La manipulation positive

    Elle part d’une bonne intention. Elle peut être utile et agréable. On est dans une position gagnant-gagnant.

    Exemple : le thérapeute qui utilise des techniques de manipulation psychiques pour aider le patient à guérir de ses blessures psychologiques.

     

  2. La manipulation égocentrique

    Souvent inconscient, le manipulateur fait tourner le monde autour de ses propres intérêts, sans se soucier des conséquences pour les autres. Il aime le pouvoir pour avoir le contrôle. Il se prend pour le nombril du monde. Il est rusé, fourbe, débrouillard et beau parleur.

    Il n’est ni méchant, ni mauvais, c’est avant tout un opportuniste.

    Peut-être connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage, correspondant à ce profil?
     

  3. La manipulation malveillante

    Un manipulateur peut avoir une intention malveillante

    L’intention est ici malveillante et perverse, à caractère paranoïaque, et vise un objectif destructeur et nuisible pour les victimes.

    Ce type de manipulateur est sournois et conscient de la machination qu’il met en place. Il aime diminuer les autres. Il prêche le mensonge pour désinformer et calomnier. Il pousse les autres à agir pour lui. Il divise pour mieux régner.

    D’attitude lâche, il est méfiant. Il pratique le harcèlement moral, sait tout et connaît tout. Il terrorise les gens et a des comportements tyranniques.

    Il semble inattaquable, se prétend juste et honnête, en agissant pour les bonnes causes. Il se fond souvent dans la masse, et ne se fait pas remarquer. Le manipulateur possède une redoutable aptitude à dissimuler.

    Ce type de manipulation est la plus dangereuse.

    Si vous êtes face à un individu de la sorte, un seul mot : fuyez !

La grille SALMEC pour repérer un manipulateur

Voici une grille de lecture simple pour repérer un manipulateur :

  1. S pour SUJETS

    Le manipulateur saute d’un sujet à l’autre pour éviter le sujet principal

  2. A pour ATTRIBUER

    Le manipulateur colle une étiquette à l’autre : « Toi qui es…, moi qui suis… », « Tu dis ça parce que tu es… »

  3. L pour LIRE dans les pensées

    Le manipulateur prétend savoir ce que l’autre pense : « Je sais bien ce que tu es train de penser… »

  4. M pour MENACER

    Le manipulateur menace l’autre : « Si tu fais ça, je vais… », « T’as intérêt à ce que ça marche, sinon… »

  5. E pour EXCITATION

    Le manipulateur montre plus d’enthousiasme et d’excitation que d’efficacité. Et il trouve finalement une bonne raison de ne pas accepter l’offre de l’autre : « Ah oui, et aussi on pourrait faire ça, et ça, et… », « Oui mais » à répétition.

  6. C pour COINCER à 100%

    Le manipulateur coince l’autre en lui demandant s’il est sûr à 100% de la solution. Ou il lui dit que sa solution ne peut fonctionner à tous les coups.

Pour repèrer un manipulateur: Les 3 types de manipulation 2/3

Les dégâts d’une manipulation mal intentionnée

Quand vous vous faites manipuler, et que le manipulateur poursuit des intérêts personnels, les conséquences peuvent être multiples pour vous :

La manipulation peut avoir des impacts négatifs sur l’estime de soi

  • Manque croissant de confiance en soi

  • Conflits persistants avec le manipulateur

  • Sentiment d’infériorité en présence du manipulateur

  • Sentiment de culpabilité

  • Sentiment d’être incompétent

  • Pertes de repères

  • Tendance à la rumination mentale des échanges avec le manipulateur

  • Coincé par une double contrainte : si je fais A, ça ne va pas. Si je ne fais pas A, ça ne va toujours pas. Je suis coincé.

  • Besoins dénigrés

  • Problèmes de sommeil avec insomnie et rumination

  • Stress et anxiété continus au contact du manipulateur

La liste n’est pas exhaustive et les dégâts que peut faire le manipulateur sur son entourage peuvent s’avérer dramatiques.

Il est alors important de disposer d’une grille de lecture pour repérer les comportements du manipulateur.

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Manipulation mentale, #Psychologie, #Atelier d'écriture Fée

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