Publié le 16 Mai 2014

Revue de presse et travaux à consulter.

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Publié le 13 Mai 2014

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Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Auteurs Artiste

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Publié le 13 Mai 2014

L'article rédigé en février sur ma rencontre avec Noah Du B' est visible sur le site de sa maison d'édition: 7écrit et j'en suis heureuse.

J'ai rencontré Annie Fayet samedi dernier, et j'espère que nous aurons l'occasion de réaliser une véritable interview.

Je vais continuer sur cette lancée. Je ne me positionne pas comme une critique littéraire mais plutôt comme une journaliste radio qui fait parler ses invités à la manière du storytelling (parler autour d'expériences et du récit de vie).

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Rédigé par La boutique de cannelle

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Publié le 11 Mai 2014

Le journal secret du Petit Poucet

J'ai radicalement adoré ce livre pour enfant! D'ailleurs je vais l'acheter car je n'arrive pas à me résoudre à le rendre à la bibliothèque.

Tous les soirs c'est merveilleux d'en faire la lecture à mes enfants. Textes et illustrations nous emportent dans un monde féérique étrange et bouleversant!

Donc à lire absolument!

Le journal secret du Petit Poucet

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Rédigé par La boutique de cannelle

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Publié le 10 Mai 2014

"Une vie ne suffit pas" le roman d'Annie Fayet
"Avant l’œuvre, œuvre d'art, œuvre d'écriture, œuvre de parole, il n'y a pas d'artiste, ni d'écrivain, ni de sujet parlant, puisque c'est la production qui produit le producteur, le faisant naître ou apparaître en le prouvant." 
Maurice Blanchot

Samedi 10 mai, visite à Cultura Montauban. Rencontre avec Annie Fayet lors d'une dédicace de son premier livre.

"Une vie ne suffit pas" a été écrit il y a près de quinze ans et pourtant... un jour, Annie ressort le manuscrit de son tiroir, et en le relisant décide de ne pas en rester là! Elle le remanie puis se met en quête d'un éditeur. Cela sera 7écrit; comme Noah Du B'.

Annie s'est questionnée sur la finalité de l'acte d'écrire. Notament en donnant une suite à La vie ne suffit pas. A ce propos Charles Dufresny (1648-1724) dit:

"Si l'on pouvait faire un livre qui ne laissât rien à souhaiter, j'en aimerais encore mieux un qui me fit souhaiter la suite. Pour plaire à l'homme, il faut contenter sa curiosité sans éteindre ses désirs."

 

 

"Une vie ne suffit pas" le roman d'Annie Fayet

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Publié le 9 Mai 2014

L'amour de l'écriture. Anthologie

Un poète, un romancier, un nouvelliste, un conteur ne donne au lecteur que la moitié d'une œuvre, et il attend de lui qu'il écrive l'autre moitié dans sa tête en le lisant ou en l'écoutant. Les œuvres littéraires les pus importantes selon moi sont celle s qui ont suscité après elles une postérité renouvelée à chaque génération.

(Michel Tournier)

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Publié dans #Ecriture formation, #Auteurs Artiste

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Publié le 9 Mai 2014

Rédigé par La boutique de cannelle

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Publié le 7 Mai 2014

Rédigé par La boutique de cannelle

Publié dans #Psychologie

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Publié le 7 Mai 2014

Pour commencer, nombreuses sont les définitions données à la personnalité d’un individu. Si je prends celle de Reuchlin, il définit la personnalité comme « une caractéristique relativement stable et générale de la manière d’être d’une personne dans sa façon de réagir aux situations dans lesquelles elle se trouve ». Si d’autres définitions s’éloignent plus ou moins de celle-ci, toutes tentent de souligner l’importance d’un « constituant fondamental de l’individu » qui permet de garder une unité psychique face aux situations « courantes » de la vie. Pourquoi ai-je ajouté « courantes » ? Tout simplement parce qu’il est très difficile de prévoir quel seront les comportements d’un sujet dans une situation particulièrement difficile (prise d’otage, meurtre, viol, enlèvement, risque de mort imminente pour un proche, accident, pression ou stress extrêmes…).

Depuis l’époque, pourtant pas si lointaine, où les psychologues travaillaient pour établir des théories et des tests de personnalité, les situations potentiellement dangereuses ou stressantes évoluèrent de façon exponentielles et elles représentent aujourd’hui un terrain si vaste qu’il deviendra de plus en plus difficile, demain, d’établir une « caractéristique relativement stable… ».

C’est la raison pour laquelle je préfèrerais, quitte à remettre en cause la légitimité du « test de personnalité » sorti de son contexte, donner une définition personnelle de la personnalité, plus souple, et qui cadrerait mieux avec le monde actuel, à savoir «Ensemble des préférences cérébrales stables et générales de la manière d’être d’une personne dans ses comportements face aux situations courantes1, dans un cadre déterminé2». Ceci ne remet pas en cause les travaux fondamentaux sur l’étude des caractères, tempéraments, et autres traits de personnalité, ni les conclusions psychanalytiques de Freud sur l’impact du développement de l’enfant sur la personnalité de l’adulte, mais il place le test dans un contexte.

Enfin et pour conclure, un test de personnalité a-t-il la même légitimité s’il est passé sur un sujet sain dans un cadre privilégié non stressant ? Sur un sujet sain dans un cadre à risque très stressant (test effectué dans le cadre du travail alors qu’il est harcelé en permanence par son manager) ? Sur un sujet névrosé ou psychotique dans un cadre privilégié non stressant ? Sur un névrosé ou psychotique dans un cadre à risque très stressant (test effectué dans le cadre du travail, sous stress car en retard sur ses objectifs, en pleine dépression mélancolique) ?

Sommes-nous donc capable, sans contexte et sans conteste, d’évaluer réellement une personnalité, et à travers elle, une pathologie sous-jacente, grâce à un test ?

L’impact des gènes sur la personnalité :

Je suis assez d’accord avec Bertaud lorsqu’il dit « De toute évidence, un certain nombre de facteurs génétiques participent à la régulation de la conduite ; mais souvent, on saisie mal à quel degré cela joue ». Si j’utilise la métaphore de l’ordinateur, il y a la partie « hardware » (la vitesse du processeur, la taille mémoire, les périphériques…), le « système d’exploitation » (windows, Mac OS, Linux…), et les « logiciels » (Office, logiciels spécifiques). Si je demande à plusieurs personnes qui utilisent exactement le même système « hardware », le même « système d’exploitation » et les mêmes « logiciels », comment se comporte l’ordinateur, auront-elles toutes les mêmes réponses ? Bien sûr que non. Chacune y verra des comportements différents, même s’il y a des similitudes, compte tenu des milliers de possibilités d’utilisation en fonction des situations et des éléments saisis.

Pour les mêmes raisons, deux sujets nées le même jour, à la même heure, à terme, sans dysfonctionnement cérébral apparent, qui seraient nées d’un père et d’une mère caucasiens, ayant tous fait tous les deux des études secondaires, ayant vécu dans un environnement similaire, avec une éducation familiale et scolaire équivalente, peuvent-ils avoir des comportements identiques ?

Comme pour l’exemple cité précédemment, il y aura forcément des rapprochements de comportement liés à un environnement familial ou social similaire, mais il y aura aussi des comportements très différents, liés aux milliers de possibilités qu’a le cerveau de traiter l’information par rapport à la façon dont sont entrées les données (sensibilité aux sens). De plus, et ce n’est pas la moindre des raisons, le cerveau possède une partie consciente et une autre inconsciente qui agit comme le ferait un programme en sous-tâche. C’est comme ci l’ordinateur principal « le moi » était attaqué en permanence par des hackers « le sur-moi », « l’idéal du moi » et le « ça ». Parfois les « pare feux » (mécanismes de défense) sont suffisamment puissants, et parfois un des hackers s’introduit et endommage « le moi ».

Si les gênes peuvent éventuellement orienter certaines préférences cérébrales, et donc favoriser le développement de certains comportements sur un sujet vierge (l’enfant qui nait), encore faut-il que la façon d’entrée les données (nos cinq sens), et notre façon d’interpréter les informations reçues, soient toujours les mêmes selon les situations rencontrées, ce qui est loin d’être prouvé, n’en déplaise à Cattell et Kagan, dans leur souci d’éprouver la validité de leurs tests ou protocoles. Quand Kagan stipule qu’il peut affirmer qu’un comportement comme la crainte ou la peur est d’ordre génétique, je répondrais que selon le cas de crainte ou de peur, le cerveau primitif (ou reptilien) joue son rôle de « survie » et que ce « court-circuit » naturel est bien différent que de montrer une prédisposition génétique à un comportement. Je ne suis pas certain que les comportements de survie comme le besoin de reproduction, la peur, l’attaque, la colère… doivent être considérés dans la théorie des facteurs génétiques qui conditionnent le comportement.

1 Toute situation qui ne représente pas un danger immédiat ou un stress important (stress acceptable par l’individu sans changement du comportement).

2 Définir un cadre d’étude de la personnalité : travail, familiale, scolaire…

https://www.logpatethconsulting.homeip.net/blogphil/?p=93#more-93

http://www.ecpa.fr/ressources-humaines/test.asp?id=1703             Outil de référence pour le recrutement et la mobilité professionnelle   Depuis sa création, SOSIE est devenu et demeure un outil d’évaluation de référence dans le domaine des Ressources Humaines. Cet inventaire de personnalité est le seul outil qui évalue conjointement le comportement et la motivation d’une personne. Cette double approche permet aux professionnels des Ressources Humaines d’identifier les éventuels décalages entre les caractéristiques du poste ou de l’environnement professionnel et les potentialités et motivations de la personne. SOSIE évalue 9 traits de personnalité et 12 valeurs largement observés dans l’entreprise

http://www.ecpa.fr/ressources-humaines/test.asp?id=1703 Outil de référence pour le recrutement et la mobilité professionnelle Depuis sa création, SOSIE est devenu et demeure un outil d’évaluation de référence dans le domaine des Ressources Humaines. Cet inventaire de personnalité est le seul outil qui évalue conjointement le comportement et la motivation d’une personne. Cette double approche permet aux professionnels des Ressources Humaines d’identifier les éventuels décalages entre les caractéristiques du poste ou de l’environnement professionnel et les potentialités et motivations de la personne. SOSIE évalue 9 traits de personnalité et 12 valeurs largement observés dans l’entreprise

La personnalité
6 types de personnalités

Chacun de nous possède une personnalité différente. Malgré ces différences, chaque personnalité peut être décomposée en 6 composantes différentes. Ces composantes sont appelées des types de personnalités.

Il existe donc 6 types de personnalités différents, et chacun des 6 types est présent dans chacun d'entre nous, à plus ou moins grande échelle. Les 6 types de personnalités sont : l'empathique, le rebelle, le travaillomane, le persévérant, le promoteur et le rêveur. Aucun type n'est meilleur ou moins bon, aucun n'est plus intelligent ou plus bête. Chaque type de personnalité possède cependant :

  • des points forts et des points faibles
  • des caractéristiques comportementales (des individus ayant le même type de personnalité auront tendance à réagir de la même façon s'ils sont face à la même situation)
  • des besoins psychologiques (qui devront être satisfaits au quotidien afin de ne pas tomber en situation de stress)
  • un moyen de communication privilégié (un individu qui s'adresse de la même manière à 2 individus ayant des types de personnalité différents n'obtiendra pas la même réaction)

Ainsi, de la même manière que l'unicité génétique de chaque individu tient au très grand nombre de combinaisons alléliques possibles, l'unicité psychologique de chaque individu tient au très grand nombre de combinaisons de types de personnalités possibles.

Une pyramide ?

Chaque individu possède donc les caractéristiques des 6 types de personnalités, et peut être représenté par une pyramide de personnalités comportant 6 étages (un par type). Voici un exemple de pyramide de personnalités :

On remarque que chaque type de personnalité est représentée à plus ou moins grande échelle. La personnalité la plus importante chez un individu sera placée à la base de la pyramide, et sera appellée personnalité de base. La personnalité de base d'un individu se décide dans les premières semaines de vie, en fonction de son patrimoine génétique et de son environnement. La personnalité de base ne change jamais au cours de l'existence. Elle est fixée pour la vie.

Comme la base ne change jamais, nous garderons toute notre vie des traits de caractères fortement liés à ce type de personnalité. Par exemple, un individu de base persévérant, comme dans cet exemple, http://processcom.paloo.fr/images/pyramide_personnalite.pngcherchera toute sa vie à satisfaire les besoins psychologiques liés à sa base, c'est à dire la reconnaissance pour son travail et pour ses valeurs.

Dans le temps pourtant, notre personnalité est (heureusement) amenée à évoluer. Cela signifie que la forme de notre pyramide va elle aussi évoluer. Si nous restons toujours fortement liés à notre base, nous allons muscler les autres étages de notre pyramide tout au long de notre vie. La personnalité dans laquelle nous puisons notre motivation à un moment de notre vie sera appelée personnalité de phase. Elle est, contrairement à notre personnalité de base, amenée à évoluer. Ainsi, tout au long de notre vie, nous évoluons dans notre personnalité de phase. Au début de notre vie, les personnalités de base et de phase sont identiques. Puis, au fur et à mesure que notre personnalité va se forger, les différents étages de notre pyramide vont évoluer, et la personnalité de phase peut être amenée à changer.

Il est important de noter que la personnalité de phase de change pas obligatoirement au cours d'une vie. Un individu peut vivre toute sa vie avec une phase qui n'évolue pas, et ça n'est ni mieux, ni moins bien. Cela signifie simplement que la personne est satisfaite dans l'étage dans lequel elle évolue au quotidien, et n'éprouve pas le besoin de changer.

  • chaque individu possède les 6 types de personnalités, à des degrés d'intensité différents.
  • on peut représenter le profil d'un individu sous forme de pyramide, du type de personnalité de plus présent à celui le moins présent.
  • chaque individu possède une personnalité de base. Elle est fixe pour la vie.
  • chaque individu possède une personnalité de phase. Elle est au début de la vie égale à la personnalité de base, et peut éventuellement changer.
  • http://processcom.paloo.fr/pyramide.php
Une question d'énergie

L'ordre des étages dans la pyramide ne change jamais, mais nous pouvons les muscler. Pour cela, nous pouvons utiliser un ascenseur pour passer d'un étage à l'autre et ainsi utiliser les 6 types de personnalités à notre disposition. Comme tout ascenseur, celui de la pyramide de personnalités nécessite de l'énergie pour fonctionner. Les types de personnalités principaux (base et phase) ne demandent aucun effort pour être utilisés, car nous les utilisons au quotidien. Ils respésentent en quelque sorte la plus grande partie de notre caractère. Les autres étages par contre consomment de l'énergie et invitent à l'effort si elles sont utilisées et endossées sur de longues périodes.

Ainsi, plus on souhaite utiliser un étage situé dans le haut de notre pyramide, plus nous allons devoir utiliser d'énergie. En effet, les étages situés en haut correspondent aux types de personnalités dont nous possédont le moins de caractéristiques, et donc à ceux qui sont le moins naturels pour nous. Cela nous demandera donc beaucoup plus d'efforts pour les utiliser. Par exemple, un individu dont le dernier étage est rêveur, comme c'est le cas dans l'exemple, aura besoin de beaucoup d'energie pour communiquer avec quelqu'un de base rêveur.

Cette notion d'énergie peut paraitre assez abstraite, mais s'avère très utile pour organiser correctement ses journées, et savoir quelles tâches nous demanderont le plus d'énergie. On pourra ainsi prévoir de séparer les tâches énergivores par des périodes dans lesquelles on pourra récupérer un peu. Mais comment récupérer de l'energie et de la motivation ? En satisfaisant nos besoins psychologiques.

  • chaque individu peut passer d'un étage à l'autre en prenant l'ascenseur.
  • les différents étages peuvent se muscler si on les utilise.
  • utiliser notre ascenseur demande de l'energie.
  • plus une personnalité est haute dans notre pyramide, plus elle demandera d'énergie si on a besoin de l'utiliser.
Des besoins psychologiques

Les besoins psychologiques correspondent aux besoins qu'a un individu pour se sentir bien, pour être motivé, et pour avoir de l'énergie positive. De la même manière que notre corps a besoin de boire, de manger, de dormir, notre personnalité a besoin de certaines choses. Si ces besoins ne sont pas satisfaits, nous ne nous sentirons pas bien. Les besoins seront différents selon notre type de personnalité.

Un individu cherche avant tout à satisfaire les besoins psychologiques de sa base, car ils sont presque vitaux pour lui. S'ils ne sont pas satisfaits, c'est que quelque-chose ne va pas, et cela peut devenir critique pour lui. Ensuite, l'individu cherche à satisfaire les besoins de sa phase, car il y puise de l'énergie et de la motivation pour avancer.

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Rédigé par La boutique de cannelle

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Publié le 7 Mai 2014

L'introspection

Intéressons nous à la genèse de l’introspection qui prend sa source chez les philosophes. Le spiritualisme défend des concepts tels que l’inconscient, l’intuition et la foi. L’introspection qui serait un moyen potentiel de vouloir se rapprocher de Dieu ou de mieux le comprendre peut avoir discrédité quelque peu l’approche par l’introspection.

Selon moi, le réel frein ou l’inconvénient majeur à l’introspection spontanée, c’est que mon « moi », cherchant en permanence à me protéger, met en place l’ensemble des mécanismes de défense qui m’empêche de bien me connaître. Tout trauma enfoui, d’une manière ou d’une autre, m’empêchera (mon moi à travers les mécanismes de défense mis en place) d’explorer certaines zones de mon esprit nommées « aveugles » ou « inconnues » dans l’approche « Johari ». Si en suscitant le feed-back de mon entourage j’ai la possibilité d’explorer ma zone « aveugle », j’aurai besoin de la psychologie à la troisième personne (en d’autres termes de l’introspection provoquée), et de tout le talent professionnel du thérapeute, pour explorer mes zones « inconnues ».

Ceci nous amène naturellement à nous pencher sur les limites de l’introspection provoquée. L’avantage principal de cette approche est que si elle est dirigée et encadrée de façon précise par un professionnel, avec un objectif précis, elle donne la liberté nécessaire au sujet pour qu’il explore lui-même sa partie inconsciente pour trouver les ressources thérapeutiques à son mal. En effet, si par exemple j’arrive, par la dissociation dirigée par un professionnel, en tant que sujet, à retourner à la genèse de mon mal (qui trouve très souvent sa source durant mon développement d’enfant ou d’adolescent) qui provoque chez moi une émotion ou un comportement inadapté, rien ne m’empêchera d’y envoyer toutes les ressources de l’adulte que je suis devenu, avec toutes ses forces et ses capacités, et donc de « nettoyer » le mal. La limite majeure de cette approche, c’est qu’elle part du principe que toutes les personnes sont capables d’exprimer et de nommer leurs émotions (ne souffrent pas d’alexithymie), savent construire des images cérébrales, font confiance au thérapeute et acceptent l’introspection dirigée, que leur « moi » ne mettra pas en place de nouveaux mécanismes de défense, et qu’aucun transfert ou contre-transfert ne viendra perturber l’approche.

Si l’introspection provoquée a ses limites, elle est probablement à l’origine de la psychologie expérimentale, et ceci grâce, entre autre, aux tests d’attitude ou d’intelligence dont Alfred Binet fut un parfait représentant. En outre, les psychologues de l’école de Würzburg utilisèrent largement l’introspection provoquée dans leurs expérimentations. C’est en multipliant l’échantillon étudié, et en définissant un cadre d’expérimentation précis, que ces psychologues ont pu émettre des conclusions « fiables », les informations ne venant pas d’un seul sujet. D’ailleurs, de nos jours, nous utilisons toujours ces tests dits de « personnalité » en entreprise ou des sondages d’opinion. S’il est probable que des erreurs sont inévitables à cause des échelles choisies, il semble que les résultats fournis donnent satisfaction aux gens qui les utilisent (marketing, médias, ressources humaines, hommes politiques…). Dans ce contexte l’introspection provoquée dans un but d’expérimentation ne devient-elle pas automatiquement « psychologie expérimentale » ?

Au fait, qu’est-ce qui fait qu’une démarche devient scientifique ? Il faut pouvoir dépasser le cadre purement descriptif comme c’est le cas dans l’introspection, spontanée ou provoquée, pour un cadre explicatif. Pour qu’une connaissance scientifique soit établie, il faut respecter une méthodologie scrupuleuse dans le processus qui, à partir d’une observation objective des faits, permet de dégager des hypothèses qui, une fois vérifiées, deviennent, grâce à l’expérimentation, des explications scientifiques ou des lois.

La psychologie respecte-elle cette approche scientifique ? Tout dépend de la branche d’étude observée car la psychologie, comme la médecine, regroupe beaucoup de domaines, la psychopathologie clinique, la neuropsychologie, la psychiatrie, la psychanalyse, la psychothérapie… Si certains comme la psychiatrie sont reconnus en tant que science, que dire de la psychanalyse ou de certaines techniques psychothérapeutiques qui font couler beaucoup d’encre. Si les premiers justifient leur « savoir », ayant un doctorat, les autres sont considérés, s’ils ne peuvent justifier d’un diplôme reconnu (même dans le cas où ils procurent un bien être à leurs patients), comme des « charlatans ».

https://www.logpatethconsulting.homeip.net/blogphil/?p=127#more-127

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